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Non a l’exploitation et l’abus sexuels en republique centrafricaine

Par journaldebangui.com - 03/09/2018

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), les agences du système des Nations Unies, les organisations internationales non gouvernementales et nationales intervenant dans la réponse humanitaire en République Centrafricaine (RCA) ont signé le protocole de partage d’information et de signalement des cas d’exploitation et d’abus sexuels.



En signant ce protocole, les organisations signataires s’engagent : à œuvrer pour la protection contre l’exploitation et l’abus sexuels (EAS) ; à mettre en application les procédures internes de gestion des cas d’EAS commis par le personnel, y compris l’investigation et la sanction ; et à veiller à l’assistance aux victimes suivant les mécanismes de réponse multisectorielle aux cas de violences basées sur le genre.



« Je me réjouis de l’engagement pris par les acteurs humanitaires à lutter contre cette problématique et à respecter la dignité humaine. Nous avons un devoir de protection et sommes redevables à la population centrafricaine que nous assistons et à travers la signature de ce protocole nous disons d’une seule voix « NON aux exploitations et abus sexuels » en lien avec notre politique de zéro tolérance en la matière » a dit la Coordonnatrice Humanitaire en RCA, Najat Rochdi.

Historique :

Le protocole de partage d’information est un document qui clarifie le processus de signalement des allégations d’EAS commis par le personnel du système des Nations Unies, des ONG internationales et nationales humanitaires. L’objectif étant d’améliorer la collaboration et assurer le signalement, la référence et le traitement responsable des allégations d’EAS. Ce protocole devrait compléter les politiques internes de protection contre les EAS de chaque organisation. Suivant le protocole, les organisations signataires doivent rapporter les cas commis par leur personnel ou le personnel d’une autre organisation dont elles ont connaissance. Les allégations seront prises au sérieux et les investigations menées. Une fois les faits avérés, les coupables devront subir les conséquences de leurs actes. Le protocole réaffirme la nécessité d’accorder une priorité à l’assistance aux victimes ; et ce, indépendamment des processus d’investigation.

En 2017, le Secrétaire général des Nations Unies a publié son rapport sur les mesures spéciales pour la protection contre les exploitations et les abus sexuelles : une approche, qui définit sa nouvelle stratégie pour lutter contre cette problématique. Cette stratégie se focalise sur quatre domaines : faire des droits et de la dignité des victimes une priorité ; s’attacher à mettre fin à l’impunité des coupables de crimes et d’agressions ; s’appuyer sur l’expérience et l’avis des victimes, de la société civile, des populations locales et d’autres acteurs concernés pour renforcer et améliorer les activités ; et informer et partager les bonnes pratiques pour mettre fin à cette problématique. Le protocole s’inscrit dans la même dynamique que ce rapport.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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