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Une femme de 40 ans victime d’agression policière à l’OCRB de Damala

Par RJDH Centrafrique - 26/02/2018

Une femme de 40 ans a été victime d’une agression physique et morale le 20 février dernier.

 

Ce cas de bavure est attribué aux agents de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) de Damala dans la commune de Bégoua. L’Unité Mixe d’Intervention Rapide et de Répression (UMIRR) est saisie de cette affaire.

La libération du fils de cette femme un conducteur de taxi moto âgé de 17 ans détenu depuis le 19 février à l’OCRB est conditionnée par le versement des 520 000 FCFA équivalant à la valeur d’une moto que le conducteur de la moto s’est fait voler. Ce montant a été imposé par le propriétaire de la moto volée. Cette femme âgée de 40 ans s’est rendue au commissariat de police de l’OCRB afin de plaider la cause de son enfant. Elle a pleuré à chaudes larmes et c’est dans ce contexte que le commissaire de l’OCRB a donné l’ordre à ses agents de passer cette femme à tabac.

La victime a témoigné que, le commissaire a donné l’ordre aux agents de me frapper, «j’ai plaidé pour la cause de mon fils. Nous ne disposons pas de moyen financier pour répondre aux exigences de la police. Le commissaire a ordonné à son agent de me battre. Ils m’ont fait coucher par terre et j’ai reçu des coups de bâton gros comme un pilon, de 9 heures à 15 heures, malgré mes gémissements», a déploré la victime.

 


© Droits reservés
Elle a ajouté qu’ils n’ont cessé de me torturer à l’arrivée du commissaire adjoint, vu la gravité, le commissaire adjoint de l’OCRB de Damala est intervenu pour arrêter la bastonnade. Je me suis retrouvée avec le bras droit fracturé ; mon corps était couvert de sang. Mes parents m’ont conduite au centre de santé de Bégoua pour des soins et mon bras immobilisé dans du plâtre. On a a eu à pratiquer des points de suture sur les blessures reçues au bras gauche et sur la jambe gauche », a décrit la victime.

Dans un entretien avec le RJDH, le commissaire adjoint l’OCRB de Damala Albert Zandanga, officier de police judiciaire, a relevé que la femme s’est déshabillée dans son bureau, « elle a fait des incantations dans mon bureau. Nous l’avons fait sortir du bureau et elle a continué sans disconuité en public. C’est ainsi que le commissaire avait donné l’ordre de la ramener au poste de police pour la calmer», a dit le commissaire adjoint.

Il a ajouté que «nous n’avons pas demandé aux éléments de la police de battre la femme. Nous ne savons pas ce qui s’est passé pour qu’elle soit traitée de la sorte», a-t-il souligné.

Selon les informations du RJDH, un certificat médical dont le délai d’incapacité est fixé du 20 février au 4 avril, a été délivré à la victime. L’Unité Mixe d’Intervention Rapide et de Répression (UMIRR) est saisie de cette affaire.
 
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