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Centrafrique: Les plaintes des femmes enceintes

Par Kpangbandjé - 20/06/2011

Elles dévoilent les arnaques des personnels de santé au service de la gynécologie obstétrique de l’Hôpital Communautaire

 

Il y a quelques semaines de cela, M. Romain Guitinzia, Directeur de l’hôpital communautaire de Bangui a décidé de mettre en place un système visant à éradiquer ce phénomène. Il avait constaté certaines bévues de son personnel et les arnaques de ceux-ci sur les patients, parallèlement il y avait aussi cette histoire de vente de médicaments, avec tous ses corollaires au sein de l’hôpital communautaire. Malheureusement, certains services dudit centre hospitalier brillent encore et toujours par ces manquements. Au niveau du service de la gynécologie obstétrique, la situation apparemment va de mal en pis.

 


© journaldebangui.com
Le médecin chef reçoit un kits santé lors de la journée des sages femmes à Bangui
«On peut enlever le centrafricain du cœur de la malhonnêteté, mais on ne pourra jamais enlever la malhonnêteté du cœur du centrafricain», disait un célèbre écrivain centrafricain. A la suite d’une enquête menée auprès des patients au niveau de l’hôpital communautaire, force est de constater que le service de la gynécologie obstétrique, communément appelée maternité, en dépit de nombreuses plaintes des patientes dudit service ne semble pas s’améliorer. Un jour ne peut passer sans qu’un cas d’arnaque sur une patiente ne soit enregistré selon certaines personnes contactées. Pour ces dernières, c’est vraiment de penser que des hommes (ou femmes) en blouse ayant prêté serment, excellent dans ce système. La vente parallèle des médicaments et l’arnaque sur des malades sont des maux que le directeur de l’hôpital communautaire avait annoncé il y a peu, combattre.

Dans le service gynécologie obstétrique, presqu’un petit réseau serait mis en place par certains agents dont l’objectif est de se faire de l’argent sur le dos des malades ou de l’hôpital. Malheureusement, cette pratique représente un réel danger. D’abord, avec cette pratique, le taux de la mortalité maternelle ne pourra cesser de progresser. Selon certaines femmes qui vont accoucher dans ledit service, «dans certains cas si l’agent en question te demande de verser quelque chose, de l’argent naturellement et que tu n’en as pas, il va s’occuper d’une autre personne en qui l’agent voit un intérêt. Il abandonne alors l’autre, quelque soit le degré de l’urgence», nous a confié une patiente. En général, si le cas est grave alors que l’agent de soin ne voit que l’argent, la femme finit par rendre l’âme.

 


© journaldebangui.com
Les Sages femmes en formation lors de leur journée mondiale à Bangui
Comment dans ce cas faire régresser le taux de mortalité maternelle, du moment où les maux cités ci-haut ne sont pas réellement combattus. La vie est très précieuse et à plus forte raison, la vie de quelqu’un qui veut donner une vie. Le responsables du service de la gynécologie obstétrique, mais aussi des autres services de l’hôpital communautaire qui pratiquent ostensiblement l’arnaque sur les malades et la vente parallèle des médicaments, devraient se remettre en cause afin que ces pratiques soient éradiquées et permettent à tout les centrafricains d’avoir accès aux soins.
 
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