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Centrafrique : Le dépôt anarchique des briques aux abords des rues

Par RJDH Centrafrique - 31/01/2018

Plusieurs rues de la ville de Bangui sont de jour en jour en proie à un rétrécissement effrayant à telle enseigne que les voies de passage sont obstruées par des parpaings de terre

 

Plusieurs rues de la ville de Bangui sont de jour en jour en proie à un rétrécissement effrayant à telle enseigne que les voies de passage sont obstruées par des parpaings de terre et autres objets insolites, empêchant ainsi la libre circulation des piétons voire des véhicules. Un constant du RJDH dans plusieurs quartiers de Bangui.

Le chômage endémique qui sévit dans le pays a pris une ampleur considérable si bien que pour survivre, les jeunes désœuvrés se voient dans l’obligation de se lancer dans des petites activités génératrices de revenu dont la fabrication des briques fait partie, avec en filigrane la dégradation de l’environnement et la non fluidité de la circulation routière.

C’est fort de ce constat que les autorités municipales de Bangui ont pris un Arrêté portant le N°148 en Novembre 2011 interdisant la fabrication des briques dans le périmètre urbain de la ville Bangui. Cet Arrêté dit en substance «Il est formellement fait interdiction de créer des carrières pour l’exploitation des briques dans le périmètre urbain de la ville de Bangui. Tout contrevenant aux dispositions du présent Arrêté sera puni des peines prévues par la loi» cite Ferdinand Songuelema, Conseiller juridique à la Mairie de Bangui.

Mais la mise en application de cet Arrêté pose de sérieux problèmes dont on ignore encore les tenants et les aboutissants. Pour le Conseiller juridique de la Mairie de Bangui, la responsabilité de non application dudit Arrêté incombe aux Chefs de groupes et de quartiers ainsi qu’aux forces de l’ordre qui ne veillent pas à la stricte application dudit texte. Les Chefs des quartiers concernés par contre s’abstiennent de s’exprimer sur la question car ne disposant pas, selon eux, de moyens coercitifs.

 


© Droits reservés
Zembrou Nathan Othniel, l’un des briquetiers interrogé déclare. «C’est grâce à cette activité que je parviens à subvenir à mes besoins personnels et à ceux de ma famille. Mais l’occupation illégale de ces rues n’est pas raisonnable, je l’avoue. Ce qui est sûr c’est que nous allons chercher un autre endroit pour libérer ces voies afin de permettre la fluidité de la circulation routière».

Les autorités centrafricaines sont ici interpellées pour veiller à l’application des textes administratifs qui sont pris et malheureusement foulés au pied au vu et au su de tout le monde. A ce rythme, les textes administratifs ont la latitude de croupir dans les tiroirs.
 
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