SOCIéTé  |    

Le gouvernement réagit aux menaces de Noureddine devant l’Assemblée nationale

Par RJDH Centrafrique - 28/12/2017

Propos tenus lors de l’interpellation du gouvernement ce 27 Décembre devant l’Assemblée nationale

 

Le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji a jugé inadmissible la déclaration du chef du FPRC Noureddine Adam qualifiant le président de la République de «criminel» dans une interview qu’il a accordée à AFP relayée par RFI ce matin. Propos tenus lors de l’interpellation du gouvernement ce 27 Décembre devant l’Assemblée nationale.

Le chef du FPRC Noureddine Adam s’est opposé au redéploiement de l’autorité de l’Etat à Birao au nord du pays et estime que le redéploiement des FACA dans ces localités constituait le dépassement de la ligne rouge. Cette déclaration a suscité l’interrogation des élus par la voix de son président Abdou Karim Méckassoua lors des questions orales au gouvernement à savoir quels sont les mécanismes mis en place pour éradiquer ce qu’il qualifie des entrepreneurs politico-militaires. C’est dans ce contexte que le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji a réaffirmé la ligne politique du gouvernement de dialoguer et de ne pas céder au chantage des groupes armés.

 


© Droits reservés
Les propos de Noureddine ne respectent pas son engagement digne d’un général «Notre stratégie est celle de poursuivre sur la voie de dialogue et de discussions, ligne tracée par le président de la République. Nous ne voulons pas la guerre mais nous voulons la paix. Vous êtes les élus de la nation, vous méritez le respect parce que vous êtes élus. Mais traiter le chef de l’Etat de criminel c’est inadmissible. A la question de savoir qu’elle est notre stratégie, nous pouvons vous dire que la stratégie est celle du redéploiement de l’autorité de l’Etat dans les 16 préfectures », a insisté le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.

Ces inquiétudes interviennent après l’annonce du don d’armes de guerre par la Russie et au moment où le président Faustin Archange Touadera opte pour un DDRR négocié. Est-ce une déclaration de guerre médiatique que se livre le patron du FPRC? Dans tous les cas, le gouvernement est resté imprécis sur la démarche et les questions précises des parlementaires.

La déclaration de Noureddine semble bouger la ligne politique du gouvernement face aux groupes armés. Cette guerre médiatique peut se transformer en escalade militaire dès lors que les parties se mettent sur le pied de guerre.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués