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Centrafrique: Affreuse scène de torture publique à Gobongo

Par Kpangbandjé - 14/06/2011

Un élément de la garde présidentielle serait impliqué

 

Serge R., un jeune habitant dans le 4ème arrondissement de Bangui serait la victime d’une affreuse scène de torture publique au quartier Gobongo au niveau de la «base marine» instaurée par des éléments de la garde présidentielle brillant. Le tortionnaire du jeune Serge serait un sergent-chef de la Garde Présidentielle surnommé «Grand machin».

Tout a commencé par une affaire de vente des sacs de ciment par un pasteur dont Serge R. en est le démarcheur. Ce dernier, ayant trouvé le sergent-chef Grand-machin sur son chantier de construction, lui propose 3 sacs de ciment pour une valeur de 27.000 Fcfa à 9.000 Fcfa l’unité. Serge qui garde chez lui plusieurs sacs de ciment, rentre prendre les sacs pour livrer au sergent-chef. Il charge son maçon de décharger les sacs mais le maçon, dès réception de ces sacs, déclare clairement que les sacs ne sont pas des originaux. Serge lui propose du coup de reprendre ses sacs. Après avoir téléphoné au sergent-chef, celui-ci donne l’ordre que les ciments restent sur son chantier pour ses travaux. Toujours selon une version des faits, 10 sacs lui seront encore livrés par la suite. Deux jours après, «Grand-machin» débarque, sur sa moto de couleur noire accompagnée d’un autre élément, au domicile de Serge pour lui demander de les suivre, après lui avoir signalé que les ciments sont masqués.

 


© google-images.fr
scènes de torture
Serge s’est égosillé pour leur faire comprendre qu’il n’est qu’un simple démarcheur mais afin d’éviter des histoires, il lui propose de rembourser l’argent et de récupérer ses ciments. Malheureusement, faute de compréhension le sergent-chef va le traiter de tous les noms d’oiseaux, ainsi que sa femme et ses sœurs. Ils l’embarqueront en fin de compte sur la moto pour la «base marine» au bord du cours d’eau Ngoubagara. Une fois arrivés sur les lieux, 4 autres éléments les attendaient sur place. Ils l’ont déshabillé et se sont rués sur lui. Ils l’ont sauvagement molesté avec des fils et certains objets. Ensuite, ils l’ont attaché solidement contre un arbre où ils ont poursuivi la torture devant une foule nombreuse mais incompétente, jusqu’à l’intervention d’un élément de la gendarmerie qui passaient par là.

Mais les six tortionnaires n’ont pas voulu lâcher prise. Le gendarme a fait appel à la base où des gendarmes se sont déployés sur les lieux. Ces derniers n’avaient même pas pu désarmer le «Desperado» qui a fait sortir deux grenades, posant ses mains sur les goupilles et menaçant de les sauter si l’on s’approche de lui. Le pauvre Serge était quant à lui, conduit dans un mauvais état à l’hôpital de la gendarmerie où il a reçu des soins avant d’être placé en garde à vue pendant quelques minutes et relâché par la suite. Le sergent-chef, sur un ton toujours menaçant a restitué les sacs de ciment après avoir été remboursé, et s’en est allé, sans une autre forme de procédure.

 

 
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