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Centrafrique : Première revue annuelle du RCPC au cœur d’un atelier à Bangui

Par Corbeau news - 13/12/2017

Les montants restant à dépenser pour 2017 et les années suivantes se chiffrent à 1,430 milliards de Francs Cfa

 

Novembre 2016 – Novembre 2017, voilà un an jour pour jour que les Centrafricains ont soumis aux bailleurs et donateurs le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) et du Cadre d’engagement mutuel (CEM). C’était lors de la table ronde de Bruxelles. Un an plus tard, une première revue est organisée à Bangui, dans le cadre d’un atelier à l’Hémicycle de l’Assemblée nationale don l’ouverture a été présidée, ce mardi 12 décembre par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera.

Etaient présents à l’atelier de cette revue annuelle, les responsables des institutions financières internationales dont la Banque moniale, le Fonds monétaire international… les partenaires au développement dont l’Union européenne, la Minusca, les diplomates accrédités en RCA pour le compte des pays amis…

En face de ces partenaires, le Président de la République qui a présidé l’ouverture des travaux, est revenu sur la caractéristique de la mise en œuvre du RCPCA pour la première année. « Cette première année de mise en œuvre du RCPCA et du CEM est surtout concentrée sur la recherche de la consolidation de la paix, à travers la restructuration de notre système de défense nationale, la réforme de la justice et la réconciliation », a affirmé le Président Touadera.
Entre autres activités réalisées dans le cadre de cette mise en œuvre, Touadera cite pêle-mêle l’approbation, le 10 mars 2016, de la Stratégie nationale du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants (DDRR) avec le lancement le 30 août du DDR pilote, ainsi que le Programme de réduction de violences communautaires. Il y a également l’équipement des Forces armées centrafricaines (FACA) et l’opérationnalisation des forces de sécurité intérieures, notamment la Gendarmerie et la Police.

De manière particulière, le POSIB (Plan opérationnel de stabilisation de Bambari) a été cité en exemple parfait de la mise en œuvre du RCPCA. A côté, il y a les nombreux chantiers engagés au niveau du désenclavement et des Transports à travers le pays, tant au niveau de la capitale qu’en provinces. Dans le secteur de la justice également, d’importantes réalisations ont été enregistrées avec comme point d’orgue, la mise en place de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique (CPS).

A l’occasion, beaucoup de partenaires tels l Banque mondiale et l’Union européenne ont salué l’effort dur gouvernement dans la mise en œuvre du RCPCA. De son côté, Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et patron de la Minusca a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de communiquer davantage sur les activités du RCPCA avant de mettre l’accent sur la sécurité comme conditions sine qua non d’une bonne mise en œuvre.
« Si ces premiers résultats sont très encourageants, nous en sommes très conscients, ils restent en dessous des attentes légitimes et justifiées de nos populations », a déclaré Touadera pour ainsi appeler les Centrafricains à doubler d’efforts dans ce processus.
Le bilan d’un an en chiffre

Pour ce qui concerne la mobilisation des ressources pour le financement du RCPCA, le Président de la République a indiqué que 340 projets ont été identifiés et sont mis en œuvre sur les trois piliers de la vision commune exprimée par le peuple centrafricain lors des consultations préliminaires à l’élaboration du RCPCA.

Les décaissements sur l’année 2017 s’évaluent aujourd’hui de manière la plus globale à plus de 138 milliards de Francs Cfa soit plus de 240 millions de dollars américains. Les montants restant à dépenser pour 2017 et les années suivantes se chiffrent à 1,430 milliards de Francs Cfa.

A en croire le Chef de l’Etat, les montants à recouvrer pour l’année 2017 doivent être pris comme un défi à relever. « Le défi est donc bien avant tout d’arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre des projets efficaces qui adressent bien les projets du RCPCA ». Alors que d’autres facteurs de blocage sont encore présents à savoir les capacités limitées de mise en œuvre de ces projets qui risquent de représenter rapidement des goulots d’étranglement pour une mise en œuvre effective. En outre, il y a le constat de carence que les projets du RCPCA sont surtout mis en œuvre par les agences du système de Nations unies, les Organisations non gouvernementales et les unités de gestions de projets. « Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi », selon Touadera, car parallèlement, les quelques projets directement mis en œuvre par les Départements ministériels connaissent beaucoup de problèmes de qualité et de délai. Au Président de la République de décrier qu’il « note qu’il y a très peu de prestataires de services privés centrafricains en capacité d’exécuter rapidement et efficacement ces travaux ».

Globalement, la première revue annuelle est une satisfaction. Toutefois, selon le Chef de l’Etat, « il faut éviter de nous laisser aller à l’autosatisfaction et de baisser nos efforts ». Histoire d’appeler à une forte mobilisation des Centrafricains pour une mise en œuvre efficace du RCPCA.

 

 
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