SOCIéTé  |    

Centrafrique: affrontements meurtriers à Ippy (centre)

Par AFP - 05/12/2017

Des affrontements meurtriers entre des groupes armés ont éclaté dans le centre de la Centrafrique à Ippy dimanche après-midi et lundi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Ces combats ont opposé des membres de la branche "arabe" du Front Populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), à des anti-balaka alliés d'une autre branche du FPRC, selon des sources sécuritaire et proche des groupes armés.

"Les anti-balaka ont eu un quiproquo avec eux", a déclaré à l'AFP Azor Kalite, commandant de la faction du FPRC alliée aux anti-balaka, joint par téléphone.

Les affrontements sont partis de l'arrestation d'un élément du FPRC par des anti-balaka, selon une source militaire à Bambari.

Les anti-balaka (antimachettes) sont composés de Centrafricains à majorité chrétiens et animistes et s'opposent régulièrement aux combattants et aux civils qu'ils assimilent à des musulmans, arabes, peuls, "des étrangers" selon eux.

Le FPRC, issu du mouvement rebelle de la Séléka à l'origine de la déstabilisation de la Centrafrique en 2013, s'est lui-même scindé depuis fin 2016 en factions rivales qui s'affrontent régulièrement dans la région de Bria (centre). Ippy est situé à environ 90 km au sud-ouest de Bria, et sur l'axe qui mène à Bambari.

Une faction du FPRC dite "arabe" est sous le commandement d'Abdoulaye Hissène. La faction d'Azor Kalite intègre dans une alliance des musulmans de l'ex-Séléka et des anti-balaka à majorité chrétiens et animistes.

Azor Kalite reproche à Abdoulaye Hissène, de recourir à des mercenaires tchadiens ou soudanais.

Aucun bilan précis des morts et des blessés n'a pu être établi de source sure.

De nombreux habitants se seraient réfugiés à l'église catholique d'Ippy et d'autres auraient fui en brousse, selon une source sécuritaire à Bambari, ville au sud-ouest d'Ippy.

A Bangui, la force armée de l'ONU (Minusca), présente à Ippy, affirmait lundi soir ne pas avoir d'éléments sur la situation dans la ville.

Le pays le plus pauvre au monde a basculé dans les massacres en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion séléka, qui a entraîné des représailles de groupes anti-balaka.

La Centrafrique compte environ 4,5 millions d'habitants. En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués