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Centrafrique : Des élites accusent la Minusca de nonchalance face aux attaques contre les civils

Par RJDH Centrafrique - 17/11/2017

Plusieurs griefs sont exprimés contre la Minusca par les élites centrafricaines. Toutes s’accordent sur la nonchalance face aux attaques perpétrées par les groupes armés contre la population civile.

 

Entre novembre 2016 et novembre 2017 plusieurs attaques des groupes armés contre la population civile ont été enregistrées entre autre : l’attaque du MPC à Kaga-Bandoro au nord proche de la base de la Minusca. Celle de Kabo, toujours au nord attribué au MPC. L’attitude de la Minusca a fait l’objet de critique acerbe par les élites qui ne comprennent pas pourquoi la Minusca n’a pas assez fait pour protéger la population civile.

Au centre-est du pays à Bria des attaques intergroupes armées à savoir le FPRC et les Antibalaka ont fragilisé la paix et fait plusieurs morts. La protection des civils par la Minusca ne passe pas aussi au regard des élites qui escomptent des actions plus robustes que celle faite par les forces onusiennes.

De ces éléments à charge contre la Minusca s’ajoute des attaques contre les populations civiles à Bangassou au sud du pays où la croix rouge fait état de 75 morts et les organisations de défense de droit de l’Homme documentent plusieurs exactions et crimes de guerre contre les soldats de paix. Ces attaques répétées ont entrainé ainsi le déplacement des populations civiles vers le RD Congo et sur le site des déplacés. La dernière en date est celle de Pombolo où une communauté a été tuée par les groupes armés assimilés aux Antibalaka.

 


© Droits reservés
Dans ce registre de protection des civils lors des attaques armées, les députés du nord ont critiqué la Minusca dans son approche de protection des civils à Bocaranga, Koui, Ngaoundaye lors de l’offensive des éléments de 3R. Anicet Georges Dologuélé, chef de fil de l’opposition n’a pas manqué l’occasion d’exprimer clairement ces reproches du haut de la tribune de l’Assemblée nationale lors du passage d’Antonio Guteress à Bangui.

Ces critiques divisent la société civile qui a envisagé boycotter le séjour de Guterres à Bangui en termes de protestation du 24 au 27. Les extrêmes disent que la Minusca n’a rien fait, alors que les modérés pensent qu’il faut présenter selon leur contexte au SG de l’ONU. Pour tout dire, alors que Guterres suivait les remontrances faites à ces hommes, Batangafo dans le nord du pays était sous tension.

La Minusca est placée sous le chapitre 7 de l’ONU qui encourage l’usage de la force. Mais si les élites n’ont pas assez d’observation à faire à la Minusca sur le volet civil qui jusque-là fonctionne à merveille, ces griefs exprimés entre autres, le commerce fait par les soldats, les viols, la non protection des civils ont noyé l’action globale de la Mission. Toutefois, la volonté de Guterres de faire participer les FACA dans la recherche des solutions et l’autorisation des 900 hommes supplémentaires suffisent pour redorer le blason de la Minusca ? C’est une question qui reste poser !
 
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