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Enquête de l'ONU en Centrafrique sur de possibles défaillances des Casques bleus

Par AFP - 14/11/2017

Ils verront aussi quelle a été "la réponse de la Mission de l'ONU à ces évènements", précise le communiqué, sans les détailler.

 

Le département des opérations de la paix de l'ONU a annoncé lundi avoir ouvert une enquête sur de possibles défaillances de Casques bleus membres de sa mission de paix en Centrafrique lors d'une série d'attaques contre des civils par des groupes armés.

Le général béninois à la retraite, Fernand Marcel Amoussou, a été désigné pour diriger une "enquête spéciale indépendante" sur des évènements survenus dans le sud-est de la Centrafrique entre le 1er mai et le 31 août 2017, a précisé l'ONU dans un communiqué.

Les enquêteurs "examineront des attaques menées contre des civils par des groupes armés dans des lieux proches d'une présence de la Minusca, dans les préfectures de Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, et Haut-Mbomou". Ils verront aussi quelle a été "la réponse de la Mission de l'ONU à ces évènements", précise le communiqué, sans les détailler.

L'équipe d'enquêteurs est attendue en Centrafrique entre le 14 et le 28 novembre. Leur rapport sera ensuite remis à Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de paix, et ses conclusions rendues publiques.

Cette "enquête spéciale est déclenchée dans un contexte de récente détérioration de la situation sécuritaire dans le sud-est du pays avec l'objectif d'améliorer la capacité de la Mission à empêcher des violences et à protéger des civils sous une menace immédiate, avec ses moyens et dans ses zones de déploiement", précise le communiqué.

Le déclenchement de cette enquête survient alors que le Conseil de sécurité est appelé cette semaine à renouveler le mandat de la Minusca, en incluant une révision de sa mission et une augmentation de ses troupes de 900 militaires.

En vertu du projet de résolution renouvelant le mandat de la Minusca, la force serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

Washington a fait savoir qu'il n'avait pas d'opposition "de principe à une augmentation modeste de troupes pour la Minusca mais à la condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus". "Ils devront à cet égard "faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel", ont récemment souligné les Etats-Unis.

 

 
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