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Des étudiants centrafricains réfugiés au Tchad obtiennent leur doctorat en médecine

Par ACAP - 06/11/2017

A peine étaient-ils arrivés en 2013 au Tchad, fuyant les atrocités intercommunautaires de cette époque dans leur pays, la République Centrafricaine,

 

Ousmane Amaro Sossal, 30 ans, et Aminata Silla, 27 ans, inscrits naguère à la Faculté de Médecine de l’Université de Bangui et contraints de fuir les hostilités déclenchées en 2013, ont brillamment soutenu, le jeudi 26 octobre dernier à N’Djamena, au Tchad, leur thèse de doctorat en médecine parmi 50 autres lauréats de la 18ème promotion, obtenant la mention "très honorable avec félicitations du jury", a appris l'ACAP de source proche du HCR-Tchad, samedi 4 novembre 2017.

A peine étaient-ils arrivés en 2013 au Tchad, fuyant les atrocités intercommunautaires de cette époque dans leur pays, la République Centrafricaine, que ces deux étudiants ont été autorisés à s'inscrire à la Faculté des Sciences de la santé humaine de l'Université de N'Djamena.

Le jury de Ousmane Amaro Sossal, dont le thème a porté sur « les aspects épidémiologiques et diagnostiques du carcinome hépatocellulaire à l’hôpital de référence nationale de N’Djamena », a été présidé par la Directrice pays de l'ONU-SIDA, le Professeur Mame Hawa Faye.

Celui de Aminata Silla, ayant soutenu sur « les aspects cliniques et étiologiques des tuméfactions cervicales chroniques », était composé de trois spécialistes en ORL (Oto-Rhino-Laryngologiste).

 


© Droits reservés
A la fin de la cérémonie de remise de diplômes, samedi 28 octobre 2017, sous la direction de Mackaye Hassan Taisso, ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Ousmane Amaro Sossal, qui entend rentrer dans son pays, la République Centrafricaine, a déclaré que « désormais, il peut contribuer au bien-être de l’humanité en sa qualité de médecin ».

Quant à Aminata Silla, son vœu est « d’aider les nombreuses femmes atteintes de goître et de pathologies similaires ».

Des 17 étudiants centrafricains qui avaient fui au Tchad, deux ont soutenu en 2014 et travaillent actuellement dans des ONG humanitaires partenaires du HCR. En partie, ils doivent tous leurs succès aux études au HCR/Tchad qui a créé dans ses locaux à N’Djamena un centre informatique leur ayant permis d’effectuer des recherches et de rédiger et d’imprimer leurs mémoires de thèse.

Le Représentant du HCR/Tchad, Mbili Ambaoumba, souhaite que d’autres étudiants centrafricains réfugiés au Tchad qui sont encore dans les camps puissent parvenir à ce résultat. Seulement, la représentation se bute aux difficultés de ressources pour octroyer les bourses.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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