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A Bangassou, Antonio Guterres avait fait preuve d’humilité

Par ACAP - 02/11/2017

Pendant son séjour centrafricain, du 24 au 27 octobre dernier, le Secrétaire général de l'ONU avait choisi de se rendre à Bangassou

 

Pendant son séjour centrafricain, du 24 au 27 octobre dernier, le Secrétaire général de l'ONU avait choisi de se rendre à Bangassou (747 km au sud-est de Bangui), ville centrafricaine située au sud-est du pays, où il est allé à la rencontre d'une population meurtrie, a conclu l'ACAP au moment de la synthèse de ladite visite, mardi 31 octobre 2017, à Bangui.

Le 13 mai dernier, la ville de Bangassou avait fait l'objet d'une attaque inouïe attribuée à des groupes armés. Cette attaque s'est soldée par de nombreuses personnes tuées et également de nombreux blessés.

Selon le Secrétaire général de l'ONU, le choix pour lui de se rendre à Bangassou n'était pas anodin. Il a fait savoir que c'est dans cette localité qu'il y a eu plus de casques bleus, une douzaine du contingent marocain, tués par les groupes armés, qui se sont attaqués directement à eux alors qu'ils assuraient une mission onusienne de maintien de la paix.

Suivant les images qui ont été rapportées de Bangassou, Antonio Guterres s'était assis à même le sol, devant le parvis du petit Séminaire Saint Louis, pour écouter les différentes doléances des victimes de la crise qui a paralysé la ville. Les musulmans sont cloîtrés dans le site de déplacés internes du petit Séminaire Saint Louis, les autres habitants de la ville ne peuvent pas se rendre au champ, de peur d'être massacrés par les groupes armés qui foisonnent dans la localité.

Pour ne pas tomber dans les embuscades sur les multiples barrières érigées sur le tronçon Bambari-Bangassou, long de 357 kilomètres, les transporteurs, eux, ont préféré s'arrêter seulement à Bambari (centre). Du coup, les habitants des localités du sud-est de la République Centrafricaine et celles de Bangassou manquent cruellement de produits de premières nécessité.

Ne pouvant plus travailler, les humanitaires, pour leur part, ont réduit sinon interrompu leurs interventions sur le terrain, en raison des menaces récurrentes pour leur vie. La première impression est que les populations sont laissées pour compte.

Les habitants qui n'ont pas pu supporter de rester dans les sites de déplacés internes, au petit-Séminaire Saint Louis ou à la Paroisse Christ-Roi, ont traversé le Mbomou, le cours d'eau qui fait office de frontière entre la RD Congo et la RCA, pour se retrouver dans des camps de réfugiés ou dans des familles d'accueil. Leur situation humanitaire est donc dramatique, faute d'assistance humanitaire.

Les recommandations essentielles, d'abord à l'endroit du Président Faustin-Archange Touadéra qui s'était rendu dans la ville une semaine plutôt, le 17 octobre 2017, puis à l'égard du Secrétaire général des Nations Unies, suggèrent le déploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et l'ouverture du tronçon Bambari-Bangassou.

L'organisation des examens et concours comptant pour l'année scolaire 2016-2017, des appuis aux femmes et aux filles désœuvrées, la mise en œuvre du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), l'arrestation et la traduction des auteurs des tueries de masse devant les tribunaux ont été inscrits dans le mémorandum qui a été remis au Secrétaire général des Nations-Unies.

 

 
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