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Avis contradictoire des responsables de l’ONU sur la crise en Centrafrique

Par RJDH Centrafrique - 31/10/2017

En clôturant sa visite en terre centrafricaine, Antonio Guterres le Secrétaire Général de l’ONU a rappelé que « la République Centrafricaine n’est plus face à une situation de génocide »

 

En clôturant sa visite en terre centrafricaine, Antonio Guterres le Secrétaire Général de l’ONU a rappelé que « la République Centrafricaine n’est plus face à une situation de génocide », une déclaration qui contredit celle de Mr Stephen O’Brien, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires.

Dans une République Centrafricaine où le Nord et l’Est sont écumés par des bandes armées qui excellent dans la violence sur la population civile, était arrivée le 24 octobre 2017 le SG de l’ONU, Antonio Guterres. A la fin de ses quatre (04) jours de mission, Antonio Guterres a conféré avec la presse nationale et internationale. Il a déclaré que « la République Centrafricaine n’est plus face à une situation de génocide ».

Devant la presse, le SG de l’ONU a désavoué les propos de son adjoint pour les Affaires humanitaires, Mr Stephen O’Brien qui soulignait en août qu’il y a des « signes avant-coureurs de génocide » en Centrafrique. Ce terme «génocide » n’était pas apprécié par le Département des opérations de maintien de la paix, mais tous notaient l’urgence de renforcer l’effectif de la Minusca.

Adama Dieng, Conseiller spécial du secrétaire Général de l’ONU pour la prévention du génocide, lors de sa visite en Centrafrique du 6 au 11 octobre 2017, est resté au centre, « je ne peux pas dire qu’il y’a un risque de génocide, mais je dirais tout simplement qu’il faut rester vigilant. Il y’a des indicateurs que sont la prolifération des groupes armés, la faiblesse des structures de l’Etat », avant de mettre en garde des responsables d’atrocités et « ceux qui instrumentalisent et incitent à la haine ethnique et confessionnelle », avait-il confié à la presse.

Ces points de vue combien contradictoires des hauts responsables des Nations Unies sur la situation qui prévaut en Centrafrique n’étonnent point sur la gestion de la crise. Ils dénotent l’absence d’unanimité dans le traitement de la crise et de réactivité de l’ONU face aux groupes armés

Mais, les centrafricains ont d’une seule voie, demandé à l’ONU de traquer les groupes armés et d’utiliser la manière forte pour protéger la population civile afin d’éviter que les bandits armés s’attaquent à des communautés pour faire croire qu’il s’agit d’une crise confessionnelle et s’enrichir de l’économie de guerre.

Le mandat de M. Stephen O’Brien (Royaume-Uni) est à terme, il sera remplacé par son compatriote M. Mark Lowcock. Ce dernier traine plus de 30 ans d’expérience dans la conduite et la gestion d’interventions humanitaires à travers le monde, et des compétences stratégiques en matière de développement international.

 

 
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