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Centrafrique : le président Touadéra plaide pour le déploiement des FACA dans un avenir proche

Par Xinhua - 26/10/2017

le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a plaidé pour le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) dans un avenir proche

 

Profitant d'une réception organisée à l'occasion de la journée des Nations Unies et en l'honneur du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, en visite officielle de quatre jours en République centrafricaine, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a plaidé pour le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) dans un avenir proche, a appris mercredi Xinhua d'une source proche de la présidence.

Répondant aux remarques de M. Guterres, ému par la qualité de l'accueil qui lui a été réservé au point de transgresser les règles du protocole en prenant un bain de foule sans se soucier de sa sécurité, M. Touadéra a posé la question du déploiement "dans les mois à venir des bataillons des FACA formés par l'EUTM/RCA (Mission européenne de formation des militaires centrafricains) aux côtés des forces des Nations Unies".

Depuis qu'elles assurent la relève, la Mission internationale africaine de stabilisation de la Centrafrique (MISCA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) ont purement et simplement mis une croix sur les FACA, se contentant de ne collaborer qu'avec les gendarmes et les policiers, selon la source.

Pour réduire à néant le rôle de l'armée, l'ONU a imposé un embargo sur les armes en direction de la République centrafricaine. Pour sa part, l'EUTM/RCA s'est employée à assurer la formation des bataillons, un processus trop lent aux yeux de l'Etat centrafricain.

Devant le résultat mitigé de l'intervention de la MINUSCA pour rétablir la sécurité et la paix, et vu la dégradation du contexte socio-sécuritaire en Centrafrique découlant de la recrudescence généralisée des affrontements armés et très meurtriers, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer la remise sur pied des FACA.

Dès l'arrivée de M. Guterres en Centrafrique, le président du parti politique Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Désiré Bilal Nzanga Kolingba, a publié un communiqué à travers lequel il a dénoncé la "partialité" ou l'"inefficacité" de certains contingents des Casques bleus ainsi que l'absence d'une réaction appropriée de ces forces face aux tueries de masse presque partout sur le territoire.

Le RDC a préconisé "la levée de l'hypothétique embargo sur les armes et une opérationnalisation effective et rapide des FACA, qu'il faut doter en équipements de travail adéquats". Cette prise de position laisse présager des revendications qui seront exprimées jeudi prochain lorsque le secrétaire général des Nations Unies s'entretiendra avec les différents acteurs de la vie centrafricaine.

 

 
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