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Jean Serge Bokassa trouve légitime la contestation post nomination des préfets et sous-préfets

Par RJDH Centrafrique - 13/10/2017

Un mois après sa nomination le 12 septembre 2017 à l’Administration du territoire, Jean Serge Bokassa sort de son silence et s’adresse à la presse ce 13 octobre à Bangui

 

Quelques faits majeurs sont à noter : son soutien à la contestation post-nomination des préfets et sous-préfets, sa méfiance dans ce gouvernement face à son avenir politique et sa vision de la rupture prônée par Faustin Archange Touadera.

Jean Serge Bokassa prend sort de son silence alors que les cadres de son département observent une grève pour désapprouver le choix de Touadera de nommer des personnalités étrangères au département à des postes de préfet et sous-préfet. Contestation que Jean Serge Bokassa juge de légitime et compréhensif. « C’est un mouvement de corps et je sais qu’il y a une part de légitimité mais je les écouterai avant de tirer une conclusion » a-t-il précisé.

De la Sécurité publique à l’Administration du territoire, Jean Serge Bokassa veut une garantie politique dans une cogestion qui se veut gagnant-gagnant. « Etre ministre, c’est d’abord une fonction consacrée par la constitution, et lorsque les hommes sont appelés à cheminer ensemble et dans un contexte qui est le nôtre, quelle que soit l’image de la perfection que vous avez, cet idéal prend forme après moult réflexions. Je suis partisan d’un partenariat franc » a-t-il justifié.

 


© Droits reservés
Dans sa démarche de partenariat franc, Jean Serge Bokassa attaque ses adversaires et lance un appel à la vraie rupture « ce régime dont je soutiens de par ma position auprès du chef de l’Etat a pour slogan la rupture. Je pense qu’il faut lui donner ses lettres de noblesse et nous devons lutter que certains pour mille et une raison par leur comportement puissent le vider de sa substance » a-t-il ajouté.

Entre la prudence et son avenir politique d’ici à 2021, le plus jeune des candidats à la présidentielle de 2015-2016 veut desserrer l’étau autour de sa marge de manœuvre. Sa position indique qu’il est prêt à tout mais surtout pas à n’importe quel prix. C’est encore une partie visible de l’iceberg qui indique les frustrations découlant du gouvernement Sarandji 2.
 
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