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La Société Civile projette une journée nationale de deuil suite aux violences de Bocaranga.

Par RJDH Centrafrique - 28/09/2017

Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise centrafricaine (GTSC) projette décréter une journée de deuil national en mémoire des victimes de violences dans la Nana-Mambéré et Ouaham Pendé

 

Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise centrafricaine (GTSC) projette décréter une journée de deuil national en mémoire des victimes de violences dans la Nana-Mambéré et Ouaham Pendé. Cette déclaration a été faite ce matin à Bangui.

Pour le groupe de travail de la Société civile sur la crise centrafricaine, le gouvernement et la Minusca sont les principaux responsables qui ont endeuillé la ville de Bocaranga, « face à ces violences, nous avons remarqué une passivité de la Minusca, l’inaction du gouvernement qui n’a même pas tenu un discours condamnant les exactions ni adressé un discours de condoléances aux familles endeuillées. Le silence fort et inquiétant des parlementaires censés défendre les populations en détresse. Si on n’y prend pas garde les violences vont atteindre la Mambéré-Kadéi. Nous tenons pour responsables le gouvernement et la Minusca des morts de nos citoyens centrafricains lâchement abattus par des terroristes déguisés », a expliqué Paul Crescent Beninga porte-parole par intérim du groupe de travail.

 


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La société civile penche pour une journée nationale de deuil en mémoire des personnes tombées lors de ces évènements, « ainsi, nous allons décréter dans un bref délai une journée nationale de deuil sur toute l’étendue du territoire en la mémoire de nos compatriotes assassinés notamment ceux de Bocaranga ».

L’attaque de Bocaranga a été aussi condamnée par le coordonnateur humanitaire en Centrafrique Najat Roghdi qui parle d’importants déplacements des populations de cette localité dans la brousse, « ou ils ne peuvent avoir accès à l’assistance humanitaire ». Le coordonnateur humanitaire rappelle que plusieurs humanitaires ont été contraints de suspendre leurs activités dans la région suite aux violences entretenues par les groupes armés.

La ville de Bocaranga a été attaquée le 23 septembre 2017 par des groupes armés considérés comme des combattants de 3R dirigés par Sidiki. Plus de la moitié des quinze mille habitants de la ville ont rejoint Bozoum suite à cette attaque.
 
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