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Plusieurs incidents sécuritaires relevés par des acteurs humanitaires en province

Par RJDH Centrafrique - 20/09/2017

Plusieurs incidents sécuritaires, entrainant le déplacement de la population et la restriction dans la réponse humanitaire sont enregistrés entre le 12 et 18 septembre par les acteurs humanitaires

 

Plusieurs incidents sécuritaires, entrainant le déplacement de la population et la restriction dans la réponse humanitaire sont enregistrés entre le 12 et 18 septembre par les acteurs humanitaires. C’est ce qui ressort de l’aperçu publiée par la coordination des affaires humanitaires en Centrafrique.

Le contexte sécuritaire et humanitaire reste fragile dans plusieurs villes du pays, notamment au centre et à l’ouest de la Centrafrique où des cas d’incursion d’hommes armés ont été signalés, alors que plus de 600.000 personnes restent déplacées et que la réponse humanitaire se butte au sous financement.

Du 14 au 15 septembre, des incursions d’hommes armés ont été rapportées dans les villages Tomba et Sema, situés à environ 48 et 45 Km au nord-est de Kouango. Ces attaques s’inscriraient dans une logique de représailles suite au meurtre, le 12 septembre à Bombala d’une personne appartenant à la communauté des présumés assaillants. « Le bilan de ces incursions fait état d’une dizaine de personnes tuées et du déplacement en brousse et vers les villages environnants de la majorité de la population de ces villages. Les autorités locales de Kouango prévoient d’effectuer un déplacement dans la zone pour sensibiliser les deux communautés locales à la paix et à la cohésion sociale », a rapporté l’aperçu de la coordination humanitaire.

Cependant à Alindao, des accrochages entre groupes armés ont été rapportés au cours des derniers jours sur l’axe Alindao-Bambari. Les premières informations font état d’incendies de villages et de pertes en vies humaines, tandis que de nouveaux déplacés en provenance de cette zone sont enregistrés depuis le 14 septembre sur le site de la mission catholique d’Alindao et dans les familles d’accueil.

A Bambari, la situation reste marquée par la persistance de multiples actes de criminalité « dans la nuit du 14 au 15 septembre, un homme a ouvert le feu sur un bistrot situé à proximité des bureaux de la Minusca. Un staff d’une organisation humanitaire qui se trouvait dans les parages a été atteint par une balle au pied. En début de semaine, au moins deux cas de braquages de passants par des hommes armés ont été rapportés », a relevé la coordination humanitaire.

La zone ouest aussi marquée par les violences

Selon la coordination humanitaire, durant les deux dernières semaines, les zones de Bouar et Bocaranga ont été les théâtres d’affrontements et menaces entre les groupes armés. « La présence des hommes armés est visible dans plusieurs localités autour de ces villes. Ainsi, UNDSS a découragé jusqu’à nouvel ordre tout déplacement des fonctionnaires des Nations-Unies dans les axes Bouar – Niem et Bouar– Bocaranga. Toutes les activités et évaluations humanitaires dans ces zones sont actuellement suspendues », ajoute l’aperçu.

Le 14 septembre, des hommes armés ont attaqué le village Mann, à environ 6 km Ngaoundaye. Suite à cette attaque, 3 personnes auraient été tuées par balles et trois femmes violées. Ces incidents ont conduit au déplacement en brousse d’environ 1.500 personnes pour la plupart des femmes et d’enfants. Des pillages de maisons et autres exactions ont été signalés.

Dans la sous-préfecture de Gamboula vers Berberati à l’ouest du pays, une incursion d’hommes armés a été rapportée. « Un groupe d’hommes armés aurait fait incursion dans le village Fanco, situé au nord-ouest de Gamboula sur l’axe Dilapoko à partir de Gbiti (Cameroun). Le 13 septembre, ils se seraient dirigés vers une zone de transhumance située à environ 2 km du village Béina 1 où ils ont tenté d’attaquer un campement d’éleveurs peulhs transhumants. L’accès humanitaire sur l’axe Gamboula-Dilapoko est restreint. Il est nécessaire de plaider pour des patrouilles militaires sur l’axe Gamboula-Dilapoko. L’état de délabrement avancé des infrastructures routières constitue l’un des défis majeurs de l’accès humanitaire dans cette sous-préfecture », notent les humanitaires.

Ces incidents sont relevés alors que le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera participe au 72e Assemblée générale des Nations-Unies, où il sera question de discuter sur l’embargo qui pèse sur l’armée nationale et son redéploiement afin de face aux côtés des casques bleus à des multiples poches d’insécurité dans le pays.

 

 
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