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Centrafrique: L’éducation, le cœur du processus de promotion sociale

Par Fleury Koursany - 30/05/2011

«L’école est, par excellence, le lieu où se préparent ceux qui gagneront les compétitions et les batailles de demain»

 

«Facteur essentiel à la qualité du capital humain, l’éducation est au cœur du processus de promotion sociale et du progrès économique. L’école est, par excellence, le lieu où se préparent ceux qui gagneront les compétitions et les batailles de demain. Elle procure les moyens d’épanouissement, de valorisation sociale et d’ouverture sur le monde». C’est la substance de la déclaration de politique générale du premier ministre, chef du gouvernement en ce qui concerne exclusivement le secteur de l’Education en Centrafrique.

Un secteur qui a perdu de son prestige
Le premier ministre centrafricain considère la jeunesse comme le fer de lance du développement. Il agrée que cette frange de la population «sait porter tous les combats, gagner toutes les batailles», et entend dans la vision du gouvernement, assurer une couverture éducative globale et un enseignement complet de qualité y compris pour les autres niveaux à tous les enfants des deux sexes, quel que soit leur milieu de résidence. Selon le premier des ministres centrafricains, qui défendait son programme quinquennal de politique générale devant les élus du peuple le 18 mai dernier, les résultats obtenus au cours de ces dernières années ont permis d’atteindre les performances suivantes: un taux net de scolarisation est accru de 6%; un taux d’achèvement augmenté de 6%; un taux brut de l’enseignement fondamental 2 et secondaire qui a gagné 4 points; création de dix (10) centres de formation technique et professionnelle; professionnalisation des filières de 90% des établissements de l’enseignement supérieur et opérationnalisation de la réforme LMD à l’Université de Bangui.

 


© journaldebangui.com
l'école de douanes de la Cemac à Bangui
D’ici à l’an 2015, le gouvernement centrafricain entend au travers des objectifs stratégiques ci-dessus, passer d’un taux net de scolarisation de 56% à 65% et d’un taux brut de 84% à 90% avec en toile de fonds, la réduction de la disparité entre les filles et garçons, le relèvement du brut de scolarisation du fondamental 2 et secondaire de 12% à 18%. Ce programme, selon le premier ministre ne peut être effectif que si le développement des infrastructures tient compte des besoins spécifiques du développement des ressources humaines et l’équipement des établissements afin de passer du taux d’alphabétisation de 35% à 45%. Dans le domaine de l’enseignement primaire, secondaire, technique et professionnel, le gouvernement s’engagera à construire à Bangui un Institut d’Enseignement Technique et Professionnel pour un effectif de 3000 élèves avec plus de douze(12) filières de formation allant du Certificat d’Aptitude Professionnelle au Brevet de Technicien Supérieur (financement déjà acquis sur don du royaume du Maroc); construire une école secondaire professionnelle à Bangui (financement déjà acquis avec l’appui du gouvernement chinois); construire trois lycées techniques (financement déjà acquis avec l’appui du gouvernement canadien).

 


© journaldebangui.com
l'école d'administration à Bangui
Au niveau de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Premier ministre a relevé que le gouvernement entend professionnaliser toutes les filières de l’enseignement supérieur et appliquer le système LMD à la moitié des établissements avec un accroissement de la capacité d’accueil, la formation et recrutement des enseignants et des équipements spécifiques; mettre en place un mécanisme de développement des thèses en cotutelle et la recherche de fonds auprès de partenaires internationaux en vue du financement des thèses en alternance pour les assistants de l’Université de Bangui; développer l’enseignement à distance; mettre en place le fonds d’appui à la recherche universitaire. Des objectifs certes ambitieux qui devront trouver des débuts de réalisations pour que la jeunesse qui en sera le premier bénéficiaire puisse réellement jouer son rôle de fer de lance du développement. Ce dernier n’étant possible que grâce à des hommes et des femmes bien formés, aptes à, prendre en main, les destinées de la République.
 
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