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Le FPRC conditionne le désarmement à la libération de ses hommes emprisonnés

Par RJDH Centrafrique - 15/09/2017

Deux semaines après le lancement du processus pilote de DDRR et ses premiers résultats, le FPRC de « Noureddine Adam refuse de désarmer tant que ses hommes sont emprisonnés », a rapporté Jeune Afrique

 

Partie prenante du DDRR, le FPRC fait marche arrière dans le processus. Le mouvement armé a conditionné sa participation au programme du DDRR « à la libération de tous ses combattants arrêtés par les casques bleus et remis au gouvernement centrafricain », a annoncé lundi 11 septembre un porte-parole du groupe armé.

A propos, un porte-parole du FPRC a déclaré à Jeune Afrique que « nous ne participerons au DDRR que si nos hommes arrêtés à différentes occasions par les casques bleus, remis aux autorités centrafricaines et placés en détention au Camp de Roux soient libérés ».

Cette volte-face du FPRC inquiète les autorités centrafricaines qui jugent que, satisfaire aux requêtes de Noureddine Adam c’est encouragé l’impunité et d’autres groupes armés pourraient lui emboiter le pas. « Nous étudions ce problème que nous prenons très au sérieux. Nous voulons éviter que d’autres groupes réclament libération de leurs hommes. Sinon, à quoi servirait la justice ? » S’est interrogé un membre du Gouvernement qui n’a pas décliné son identité.

N°2 de la rébellion Séléka qui a renversé en 2013 l’ancien Président François Bozizé, Noureddine Adam n’a cessé de réclamer une amnistie pour les crimes qu’il aurait commis en Centrafrique.
Quatorze (14) groupes armés, dont le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) ont accepté de participer au processus DDRR lancé le 30 août par le président centrafricain, Faustin Archange Touadera.

Lors de sa dernière conférence de presse hebdomadaire de chaque mercredi, la Minusca a rapporté les premiers résultats du DDRR : « 86 armes guerre, 16 armes artisanale, 31 grenades, 1 roquette, 12 mortiers et 415 munitions récupérés ».

Le FPRC branche de Noureddine Adam exprime toujours une position radicale aux autorités de Bangui, malgré qu’il ait signé l’accord du DDRR, l’accord de Sant’Egidio pour l’arrêt des hostilités qui place la lutte contre l’impunité à travers la justice comme passage obligé pour la réconciliation et la stabilité en Centrafrique.

 

 
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