SOCIéTé  |    

Centrafrique : Des ravisseurs Anti-Balaka libèrent la Base de Cordaid à Bocaranga

Par RJDH Centrafrique - 14/09/2017

Le personnel humanitaire tant national qu’expatrié et leurs infrastructures sont la cible des groupes armés ces jours-ci en Centrafrique

 

Après Batangafo dont le site a été saccagé, des miliciens Anti-Balaka ont pris en otage la Base de Cordaid à Bocaranga réclamant une rançon. Un dénouement pacifique a été trouvé.

Hier, 13 septembre, à la tombée de la nuit, un groupe d’Anti-Balaka en provenance des communes de Monkounzi Wali et Vakab, munis de leurs armes d’appoint ont pris en otage la base de l’ONG humanitaire Cordaid à Bocaranga, située dans la Préfecture de l’Ouham-Pendé. Ils réclament une rançon en échange avant la libération du site. Une idée rejetée par les responsables de cette ONG.

Cette irruption dans la Sous-préfecture a créé la psychose dans la ville où la population garde en mémoire les humeurs malsaines des groupes armés. Pour dénouer cette crise, le Maire de Bocaranga est intervenu et a entamé une médiation avec les ravisseurs. Au terme de la négociation, « les Anti-Balaka ont décidé de libérer le site ce jour », a indiqué une source de la médiation sans préciser si une rançon a été versée.

Les ravisseurs comme les responsables de cette ONG n’ont pas souhaité commenté les faits en dehors de la médiation locale. Des sources non autorisées parlent d’une « exaspération des Anti-Balaka contre les exactions des rebelles de la Séléka dans la région et le silence des autorités et l’inaction de la Minusca ».

 


© Droits reservés
L’insécurité compromet l’action humanitaire :
En Centrafrique, le conflit armé a des répercussions directes sur la population. Il a occasionné le déplacement de 600.000 personnes à l’intérieur du pays, a entraîné un accroissement important d’individus (2,4 millions) dépendant de l’aide humanitaire et des infrastructures de base ont été détruites.

Cependant, la multiplication des violences sur le personnel humanitaire et leurs infrastructures compromettent l’aide humanitaire aux nombreux centrafricains qui y dépendent.

Dans un récent communiqué, le Coordonnateur humanitaire en République Centrafricaine, Najat Rochdi, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’insécurité qui sabotent l’aide humanitaire. Elle a interpellé les auteurs de ce regain de violence « à respecter le droit international humanitaire ».

A Batangafo, plus de 28.000 personnes sont privées d’assistance humanitaire à cause de la violence sur le personnel humanitaire et d’autres villes intérieures connaissent la même situation.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués