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Les fonctionnaires admis au DVA exigent du gouvernement le paiement de leur déblocage

Par RJDH Centrafrique - 14/09/2017

Les fonctionnaires de l’Etat admis pour le Départ Volontaire Assisté (DVA) ont fait un sit-in ce 14 septembre devant le Trésor pour exiger du gouvernement le paiement du déblocage des salaires

 

Les fonctionnaires de l’Etat admis pour le Départ Volontaire Assisté (DVA) ont fait un sit-in ce 14 septembre devant le Trésor pour exiger du gouvernement le paiement du déblocage des salaires et les moins perçus non payés depuis 30 ans.

Plusieurs fonctionnaires et agents de l’Etat sont admis pour le départ volontaire assisté sous le régime Kolingba au lendemain du programme d’ajustement structurel exigé par le Fonds Monétaire International. Plus de 30 ans le souci est pendant. La manifestation des anciens fonctionnaires intervient deux jours après la formation du gouvernement Sarandji 2. Gouvernement qui devra faire face à la dette intérieure de l’Etat comme un défi à relever et qui devra être inscrit au préalable dans le projet de loi de finance 2018 en cour d’élaboration.

 


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Joseph Kongbo, délégué des fonctionnaires et agents de l’état admis au DVA fait la précision suivante sur leur exigence, « une partie de fonds octroyés par l’Union Européenne a été endettée par le gouvernement pour payer les salaires des fonctionnaires. C’est ainsi qu’on nous avait payé les reliquats à hauteur de 1 milliards 500 millions. Des actions sont menées en justice et elle a rendu son verdict en août 2016 pour que le gouvernement paye les deux rubriques. Mais ce qui ‘est curieux, on ne nous paye pas. Nous réclamons nos frais pour la scolarisation de nos enfants », a-t-il indiqué.

L’absence de volonté politique fait beaucoup des victimes et les ex fonctionnaires accusent l’Etat de crime « nous étions plus de 2500 à quitter la fonction publique. Voilà depuis 30 ans on ne nous verse pas les salaires. Maintenant plus de 1500 collègues sont décédés et laissent derrière eux des femmes et des enfants orphelins. Nous qualifions ce mal de crime. Nous exigeons les versements de nos frais », a-t-il poursuivi.

Les institutions financières citées dans cette affaire ne sont pas disposées aux sollicitations du RJDH. Ce mécontentement vient après celui de Novembre 2012, au moment où Faustin Archange Touadera était premier ministre du régime défunt de François Bozizé.
 
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