SOCIéTé  |    

La sous-préfecture Boganangone menacée par la recrudescence de la maladie coqueluche

Par RJDH Centrafrique - 08/09/2017

Beaucoup d’enfant de moins de cinq ans dans les villages Békaghoumi, Djoumélé dans la sous-préfecture de Boganangone au sud du pays sont atteints de coqueluche

 

Beaucoup d’enfant de moins de cinq ans dans les villages Békaghoumi, Djoumélé dans la sous-préfecture de Boganangone au sud du pays sont atteints de coqueluche. Information confirmée au RJDH par des sources hospitalières du district de Boda.

Plusieurs enfants font la crise de coqueluche dans un contexte de réactivation des formations sanitaires fermées du fait de la crise. Le plan de contingence de la maladie repose sur la volonté des partenaires pour faire face à cette maladie qui menace la vie des enfants. La coordination de la prise en charge se fait entre les responsables sanitaires et le comité de gestion pour barrer la route à cette maladie, mais beaucoup restent à faire.

Dr Rodrigue Romuald Elian Gayanzaoutou, chef du district sanitaire de Boda présente les pathologies dominantes de l’heure dans la région, «nous sommes en saison des pluies et les maladies qui prédominent dans la localité sont le paludisme, les infections respiratoires, les maladies diarrhéiques et la maladie de la peau. Grâce à l’appui des partenaires et des programmes nationaux de lutte contre les maladies, le district sanitaire a bénéficié des donations en médicaments ce qui a permis à la prise en charge gratuite des patients comme nous sommes en période de la gratuité des soins ciblés qui concerne les enfants de zéro à 5 ans, les femmes enceintes et les femmes allaitantes », a-t-il précisé.


 


© Droits reservés
Il a en outre ajouté que des dispositions sont déjà prises « le district sanitaire avec le comité de gestion et les autorités locales sont en train de mettre en place des stratégies de la prise en charge gratuite des indigents qui seront identifiés par les leaders communautaires notamment les maires et le comité des soins de santé primaire », a-t-il ajouté.

Dr Rodrigue Romuald Elian Gayanzaoutou a expliqué les raisons de la montée de coqueluche dans ces villages en ces termes : « la gratuité est l’un des facteurs de hausses de fréquentations dans les formations sanitaires. Par contre dans les contrées éloignées qui ne disposent pas de formations sanitaires, nous observons en ce moment une recrudescence de certaines maladies. Un fort taux d’infection respiratoire aigüe nous a été signalé à Békagoumi et à Djoumélé surtout dans la sous-préfecture de Boganangone ».

Les responsables sanitaires ont annoncé la réponse du gouvernement « on a vu que ces cas répondaient aux définitions opérationnelles de coqueluche. Des prélèvements ont été faits et envoyés à l’Institut Pasteur. Nous avons saisi la hiérarchie à travers le rapport. Une réponse est en train de se préparer au courant de la semaine prochaine. Une équipe viendra dans ces localités pour prêter mains fortes contres ces phénomènes » a-t-il précisé.

Le District Sanitaire de Boda est appuyé par l’ONG Alima et dispose de 27 formations sanitaires dont deux ne sont pas opérationnelles après la crise.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués