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Les deux prêtres témoins des atrocités de Zémio à l’Est, lancent des cris de désespoir

Par rjdh - 18/08/2017

 

Les deux prêtres de Zémio, témoins de premier plan des atrocités dans cette ville de l’Est de la RCA sont dans le désespoir. C’est l’impression qui se dégage des posts qu’ils publient depuis hier.

Il n’y a pas de témoins des atrocités de Zémio mieux que les abbés, Jean Alain Zimbi et Désiré Blaise Kpangou. Ces deux hommes en soutane, ont secouru des milliers de déplacés, enterré des dizaines de corps, conseillé et rassuré ceux qui, face à la situation avaient perdu espoir dans la vie.

Ces deux religieux étaient devenus en pleine crise, selon des informations dignes de foi, les symboles de l’espoir pour les habitants de la ville et de ses environs, « quand nous y étions, tous ceux qu’on rencontrait, ne parlaient que de ces deux jeunes prêtres qui représentaient pour eux à la fois, la protection et l’espoir de vivre », a confié un humanitaire qui est revenu de Zémio.

 


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L’espoir semble s’évanouir peu à peu depuis hier chez ces deux religieux. « Crime humanitaire », c’est en ces termes que l’abbé Jean Alain Zimbi qualifie désormais la situation de cette ville où il est effectué pour accompagner spirituellement les chrétiens. Le curé de Zémio a désormais un sentiment d’abandon et il accuse sans citer, « vous avez été prévenus et vous avez décidé délibérément d’abandonner cette ville. Cette ville est sacrifiée et je vous vous tiens pour responsables de tous ceux qui sont morts et de ceux qui se préparent à mourir. Merci d’avoir oublié ces femmes et enfants innocents », lit-on dans le dernier post de cet abbé qui qualifie Zémio de « couloir de la mort ».

Ce sont là en effet, les cris d’un témoin qui est gagné par le désespoir pare que ceux qui doivent agir pour rassurer n’agissent pas et laissent la situation se détériorer. De sources concordantes, depuis le 28 juin, les 23.000 déplacés de Zémio repartis en majorité sur deux sites, n’ont plus reçu d’assistance humanitaire. Selon nos informations, les organisations humanitaires se sont toutes retirées de la ville. Seul le représentant de Coopi et l’ONG JUPEDEG sont encore sur place.

La ville de Zémio est depuis trois mois sous les balles des hommes armés identifiés comme combattants de l’UPC. Malgré la présence des casques bleus de la Minusca, les combats entre ce groupe et les auto-défenses sont fréquents. Le dernier en date est celui du jeudi pendant lequel l’hôpital a été pillé.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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