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Inquiétude après un regain de violence à Bangassou

Par La-croix.com - 28/07/2017

Depuis l’enlèvement le 21 juillet d’une femme enceinte, les casques bleus sont débordés par les attaques des troupes antibalakas d’une part, et d’un groupe d’extrémistes musulmans d’autre part.

 

À Bangassou, à l’Est de Bangui en Centrafrique, les attaques des milices antibalakas ont fait fuir la moitié de la population. «Les antibalakas sévissent à Bangassou, en frappant les musulmans de toutes les manières, en cherchant à les tuer, à les empêcher de s’approvisionner en nourriture, en eau et en bois de chauffage pour cuisiner. Les affrontements se sont poursuivis et provoquent des morts de part et d’autre», s’inquiète l’évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre Muños, dans un entretien publié lundi 24 juillet par l’agence missionnaire Fides.

Depuis le 13 mai, Bangassou est entre les mains des troupes antibalakas, composées majoritairement de chrétiens ou d’animistes. Les antibalakas, initialement peu nombreux, se comptent désormais par centaines et même s’ils ne disposent que d’armes rudimentaires, sont extrêmement violents. Pour échapper à ces milices, 2 000 musulmans se sont réfugiés dans l’enceinte de la cathédrale encerclée par les casques bleus marocains chargés de protéger les lieux.

Ces dernières semaines, selon l’évêque, les antibalakas «se sont transformés en criminels, semblables voire pires que leurs adversaires». Le 24 juillet, deux antibalakas ont tenté de s’introduire dans un camp de réfugiés mais ont été repoussés par les casques bleus marocains qui ont tué l’un d’entre eux. La veille, un casque bleu marocain avait été tué, et trois autres blessés lors d’affrontements.

 


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Cette escalade de violence a été provoquée par l’enlèvement le 21 juillet d’une femme enceinte par les milices antibalakas. La riposte ne s’est pas fait attendre : «En réponse à cet enlèvement, une quinzaine de jeunes musulmans extrémistes ont enlevé deux opérateurs humanitaires de la Caritas et leurs familles soit une trentaine de personnes environ», explique Mgr Aguirre.

La Minusca (Mission de l’Onu pour la Centrafrique) a réussi à faire libérer ces prisonniers. En guise de représailles, les extrémistes musulmans ont attaqué la cathédrale tentant même de l’incendier. Dans un récent communiqué, la Minusca, s’est engagée à capturer ce groupe d’assaillants qui, selon elle, constitue un danger pour les autres musulmans.

 
MOTS CLES :  Centrafrique   Bangassou   Violence   Anti-balakas 

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