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Rupture de stock des ARV en République Centrafricaine

Par Sébastien Lamba - 19/05/2011

Le président du RECAPEV, Luc N’vendo Mozialo, dénonce la mauvaise gestion

 

Suite à la table ronde animée conjointement en avril 2011 par le Réseau Centrafricain des Personnes Vivants avec le VIH SIDA et le Fonds Mondial au sujet de la rupture de stock des ARV en Centrafrique M. Luc N’vendo Mozialo, président du RECAPEV se prononce sur cette rupture d’approvisionnement.

Pourquoi parle-t-on de rupture des ARV en Centrafrique?
Ces derniers temps en Centrafrique, lorsqu’on parle de rupture des ARV, c'est pour dire que les médicaments destinés aux personnes vivants avec le VIH, est en manque dans les hôpitaux de la place. Généralement, la commande des médicaments est faite par le Fonds Mondial, puis gérée par les structures du pays. Avant même la rupture de stock de ces ARV, on doit procéder à une nouvelle commande. On ne doit pas attendre que le délai soit expiré avant de le faire. C’est ce qui a causé la rupture du mois d’octobre 2009 et de février 2010.

Combien de temps avez-vous constaté cette rupture?
Cette rupture se fait de manière périodique, mais d’une manière prolongée. La première rupture est intervenue au mois d’octobre 2OO9, puis en février 2O1O. Et au mois d’avril 2010, le Président de la république, François Bozizé a acheté des produits pour un montant de 200 millions de FCFA pour palier à ce vide.

A l’époque qui gérait ces médicaments?
En 2003, c’était le Programme des nations-unies pour le Développement (PNUD) qui gérait l’argent que le Fonds Mondial octroyait pour acheter les ARV. Et c’est à partir du moment où le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), a pris le relais de la gestion de ces médicaments, qu’est apparu ce problème de rupture.

 


© journaldebangui.com
Luc N'Vendo Mozialo,Président du RECAPEV
A l’époque qui gérait ces médicaments?
En 2003, c’était le Programme des nations-unies pour le Développement (PNUD) qui gérait l’argent que le Fonds Mondial octroyait pour acheter les ARV. Et c’est à partir du moment où le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), a pris le relais de la gestion de ces médicaments, qu’est apparu ce problème de rupture.

Quelle est la position du Fonds Mondial face à cette situation?
Le Fonds Mondial avait constaté une mauvaise gestion et le RECAPEV n’est pas impliqué dans la gestion de ces médicaments. C’est la raison pour laquelle on ne sait pas où se situe la responsabilité de cette mauvaise gestion.

Est –ce que le gouvernement est au courant de cette mauvaise gestion?
Nous avons fait du plaidoyer auprès du gouvernement plusieurs fois. Conséquence, le pays a enregistré plusieurs cas de décès au sein des différentes associations et société civile. C’est face à cette situation que nous avions pris le devant pour attirer l’attention des partenaires et des autorités centrafricaines sur les conséquences de cette non-prise en charge de ces personnes vivants avec le vih sida.

 

 
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