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Coordination entre le Cameroun et le HCR pour la prise en charge des réfugiés centrafricains

Par Xinhua - 31/05/2017

Selon le HCR, 259.145 réfugiés centrafricains vivent actuellement à l'Est, dans l'Adamaoua et le Nord, trois régions frontalières de la République centrafricaine

 

Le gouvernement camerounais et la Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont mis en place mardi à Yaoundé un comité de pilotage chargé de la coordination et du suivi des interventions pour le développement des localités abritant les réfugiés centrafricains dans les régions de l'Est, de l'Adamaoua et du Nord.

Selon le HCR, 259.145 réfugiés centrafricains vivent actuellement à l'Est, dans l'Adamaoua et le Nord, trois régions frontalières de la République centrafricaine (RCA), où ils sont installés pour trois quarts (70%) d'entre eux dans les villages et le reste dans sept sites aménagés.

Cette présence a été enregistrée en deux temps, entre 2004 et 2008 d'une part, puis de 2014 à 2015 d'autre part, a précisé Jean Tchoffo, le secrétaire général du ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, et président du comité de pilotage chargé de la coordination et du suivi des interventions pour les développement des localités hôtes de ces réfugiés.

La première vague de réfugiés avait quitté la RCA pour fuir les violences survenues après le coup d'Etat militaire mené le 15 mars 2003 par François Bozizé contre le pouvoir d'Ange-Félix Patassé, premier chef de l'Etat centrafricain démocratiquement élu.
La deuxième vague est due à un conflit armé provoqué par la propre chute du dirigeant putschiste le 24 mars 2013, après une offensive de l'ex-coalition rebelle de la Séléka.

Ces réfugiés ont tendance à s'installer durablement au Cameroun, une présence qui entraîne une cohabitation parfois tendue avec les communautés locales, déplore le représentant-résident du HCR, Kouassi Lazare Etien, qui évoquent une pression importante sur les infrastructures, les services de base et les ressources naturelles disponibles comme les terres, le bois de chauffe et l'eau potable.
Un énorme défi est à relever pour satisfaire les besoins de l'ensemble des populations, car, les régions de l'Est, de l'Adamaoua et du Nord sont connues pour faire partie de celles où les indicateurs de développement sont les plus préoccupantes, a rappelé M. Tchoffo.
La mise en place du comité de pilotage chargé de la coordination et du suivi des interventions pour le développement des localités hôtes vise notamment une meilleure intégration socioprofessionnelle de ces quelque 259.000 réfugiés centrafricains et l'amélioration des conditions de vie des populations locales.

Cet organe s'inscrit comme un cadre de concertation du gouvernement avec ses multiples partenaires techniques et financiers pour la recherche des solutions aux défis posés.

 

 
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