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Centrafrique : Pouvoirs législatif et exécutif, chacun tente de se neutraliser

Par LNC - 24/05/2017

pendant que des centrafricains se font massacrer horriblement dans l’arrière pays, à Bangui, c’est autisme habituel qui se poursuit

 

Pendant que des centrafricains se font massacrer horriblement dans l’arrière pays, à Bangui, c’est autisme habituel qui se poursuit. Législatif et exécutif en sont toujours à croire que la Centrafrique ne se limite qu’a Bangui. Ils en sont aussi à leur guerre personnelle.

D‘un diplomate européen à Bangui sous anonymat : “Les choses n’en seraient pas là dans cette situation tristement comique, si la MINUSCA n’avait pas aidé à truquer toutes les récentes élections dans ce pays. Car à l’évidence, il y a un incompétent au pouvoir, et un truand de première à la tête du Parlement. Cela ne pouvait mener qu’à des impasses.”

DES AGITATIONS FUTILES
L’Assemblée Nationale menaçant le gouvernement d’une motion de censure, ou plus clairement dit, de le faire tomber. Mais en retour, le très agité Premier Ministre SARANDJI, lui aussi de menacer le Parlement de dissolution, avec comme cadeau empoisonné en plus, de dévoiler les accointances de Karim Meckassoua avec les groupes armés qu’il finance depuis des années. Ambiance de boules puantes !

 


© Droits reservés
« Il y a des étapes pour parvenir à une motion de censure. Le gouvernement s’interroge sur l’opportunité de cet objectif dès lors que toutes les étapes ne sont pas franchies et qu’il est toujours disponible et ouvert au dialogue », déclarait Vendredi dernier Charles Paul Lemasset-Mandja, ministre de la Communication en riposte au projet jugé funeste de l’Assemblée. Car actuellement, rien ne va plus, en dépit des rapprochements en public entre Meckassoua et Touadera, que d’aucuns jugent artificiels.

« Au moment où une partie de notre territoire est menacée par les forces du mal, menace qui devait engager toute la nation, nous voilà plongés dans des querelles intestines nous écartant des réalités et de l’intérêt de notre peuple », ajoute Lemasset.

Echo parlementaire : « Une campagne de désinformation est orchestrée par le gouvernement. L’Assemblée Nationale avait interpellé le Premier ministre, chef du gouvernement qui a refusé d’obtempérer », répond Bernard Dillah, le 1er secrétaire parlementaire.

Bernard Dillah encore : « Il n’a jamais été question de destitution du gouvernement de notre part, mais de clarification de sa part sur les actions gouvernementales face à cette grave crise actuelle dans le pays. Le gouvernement a lancé une accusation grave et pleine de mensonges contre le Parlement ».

DES MESURES DE RETORSION
La petite guéguerre Pouvoir et Parlement prend aussi une dimension économique. Le pouvoir TOUADERA tente par tous les moyens de faire taire les voix contraires venues de l’Assemblée Nationale. Pour preuve, depuis un trimestre, le Parlement ne reçoit plus le remboursement de ses frais habituels de fonctionnement.
 
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