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Les électeurs centrafricains parlent du processus électoral de 2011

Par Fleury Koursany - 17/05/2011

plus de la moitié des personnes sondées ne croit pas à la fiabilité des opérations électorales

 

«Améliorer l’information des citoyens dans le processus électoral et inciter les différents acteurs à planifier des actions d’éducation civique en période post-électorale», tel est l’objectif du sondage effectué à la veille du second tour des élections législatives du 27 mars 2011 par le projet Médias, Opinions du citoyen et information Electorale de l’Institut Panos Paris (IPP), en République Centrafricaine avec l’appui de l’Union Européenne. Les résultats de ce sondage effectué sur un échantillon de 1179 citoyens centrafricains âgés de plus de 18 ans ont été rendus publics le samedi 9 avril 2011 par l’IPP en collaboration avec ses partenaires de l’Association des Radios Communautaires et la Maison de la Presse et des Journalistes.

 


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Surprises
Selon les résultats de cette enquête, «plus de la moitié des personnes sondées ne croit pas à la fiabilité des opérations électorales» qui se sont déroulées en République Centrafricaine. Ils sont plus de 54% des citoyens centrafricains à ne pas fiabiliser les échéances présidentielles du 23 janvier 2011 contre 56% pour les législatives. 69% des personnes sondées se disent surpris par les résultats du vote du 23 janvier 2011 pour la Présidentielle et 56% aussi bien pour les législatives dans leur ensemble que des victoires des candidats de la majorité présidentielle. En ce qui concerne l’impact des irrégularités et autres disfonctionnement constatés et relevés par les missions d’observation électorale et l’opposition, 68% des personnes interrogés, selon les résultats de cette enquête, soutiennent qu’ils «ont eu un impact important sur les résultats du scrutin présidentiel contre 58% pour les législatives».

Impacts qui a nettement entamé la confiance des électeurs dans le processus électoral en République Centrafricaine. Puisque 71% des citoyens centrafricains faisant partie de l’échantillon retenu pour cette enquête ont déclaré « ne pas vouloir se déplacer pour le second tour des législatives », qui a eu lieu le 27 mars 2011 tandis que 80% d’entre les personnes interrogées affirment s’être déplacés lors du premier tour des scrutins du 23 janvier 2011. Ce qui pourrait justifier le peu d’intérêt des électeurs lors du second tour des élections législatives du 27 mars dernier. Si environ 22% des personnes interrogées soutiennent totalement les actions en contestation des résultats de l’Opposition, beaucoup d’entre elles, selon les résultats de cette enquête ne «croient pas que l’action de l’opposition puisse réellement aboutir à l’annulation des élections», invitant ainsi à l’apaisement.

 


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Des recommandations
L’IPP et ses partenaires de l’Association des radios communautaires et la Maison de la Presse et des Journalistes recommandent donc au gouvernement et institution d’organisation des élections: d’améliorer la transparence des opérations électorales à travers un dialogue ouvert à tous les acteurs politiques et aux citoyens au travers des organisations de la société civile et des médias, de favoriser la liberté d’expression et de circulation de tous les acteurs politiques, de doter l’instance de régulation des médias des moyens nécessaires pour mieux faire son travail de surveillance des médias et lui permettre de travailler en toute indépendance… Aux acteurs politiques, il est recommandé: d’entreprendre des actions d’éducation civique et électorale auprès de leurs militants et des citoyens, de s’abstenir de tout commentaire sur les résultats d’un vote sans apporter les preuves formelles et respecter les voies institutionnelles de recours, s’ouvrir au débat démocratique à travers les médias tout en respectant la dignité de la personne humaine (s’interdire des injures et des propos incitant à la haine et à la division)…

A la société civile, d’entreprendre des actions d’éducation civique et électorale auprès des militants des partis politiques et associations, mettre en place un système de monitoring des opinions des citoyens sur le fonctionnement de la vie politique et de ses acteurs afin de pouvoir créer les outils de plaidoyer et de sensibilisation nécessaire à une meilleure participation citoyenne, de susciter des partenariats avec d’autres organisations de la société civile et des médias pour sensibiliser les autorités politiques à l’exigence de transparence des opérations électorales… Aux médias, de susciter des partenariats avec d’autres organisations de la société civile pour mener des campagnes d’éducation civique susciter des partenariats avec d’autres organisations de la société civile et électorales permanentes, de traiter de manière équilibrée et équitable, tous les acteurs qui sollicitent l’accompagnement des médias, de respecter les normes d’éthique et de déontologie de la profession, de mettre en place un système d’alerte en cas de menaces dans le cadre de l’exercice de la profession…
 
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