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Centrafrique: Amnesty lance une campagne contre l’impunité

Par Afrique Expansion Magazine - 12/05/2017

Le conflit s'est soldé par des milliers de morts et plus de 900.000 déplacés ou réfugiés sur 4,5 millions d'habitants.

 

Amnesty International a annoncé le lancement jeudi d'une campagne "Justice maintenant!" contre l'impunité en Centrafrique, où les autorités assurent que les magistrats de la future Cour pénale spéciale (CPS) doivent prêter serment d'ici fin mai.

"Les auteurs de crimes odieux, notamment de viols et d'homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté", a estimé Olivia Tchamba, chargée de campagne sur l'Afrique centrale, citée dans le communiqué de l'ONG de défense des droits de l'homme.

La Centrafrique a sombré dans la violence en 2013 après le renversement de l'ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive des anti-Balaka majoritairement chrétiens.

Le conflit s'est soldé par des milliers de morts et plus de 900.000 déplacés ou réfugiés sur 4,5 millions d'habitants.

Une Cour pénale spéciale (CPS) doit instruire et juger les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003.

Un procureur spécial a été nommé, de même que quatre juges d'instruction (deux Centrafricains, une Française, un Burkinabè), un procureur spécial adjoint, un substitut du procureur et un juge à la chambre d'instruction.

"Nous attendons la prestation de serments (des magistrats, ndlr) d'ici la fin du mois", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice, Flavien Mbata, laissant entendre que les travaux débuteront ensuite.

Amnesty demande aux donateurs internationaux "de garantir le bon fonctionnement de la Cour pénale spéciale", en respectant les engagements de la conférence des donateurs de Bruxelles qui s'est tenue en novembre 2016. Plus de deux milliards de dollars avaient été promis pour la République centrafricaine (RCA), dont "105 millions de dollars (...) pour renforcer le système judiciaire", assure Amnesty.

L'ONG demande également que les responsables présumés d'atteinte aux droits humains "soient jugés par le système judiciaire national, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale, dans le cadre de procès équitables et sans recours à la peine de mort".

 

 
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