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Centrafrique : Une clinique chinoise suspendue de ses activités à Boali

Par RJDH Centrafrique - 10/05/2017

Une clinique médicale chinoise est suspendue par les autorités sanitaires de la localité pour inobservation des normes prescrites en la matière.

 

Une clinique médicale chinoise, installée à Boali, ville située à 95 km à la sortie nord de Bangui est suspendue par les autorités sanitaires de la localité pour inobservation des normes prescrites en la matière.

Les responsables en charge de Santé publique dans la localité de Boali ne sont pas convaincus de la fiabilité de ceux qui tiennent cette clinique « c’est un monsieur Clément Bill de nationalité camerounaise qui exerce depuis un mois sans avis des autorités locales et fait office de médecin généraliste avec des avis publicitaires sur les ondes de la radio locale ainsi des prospectus distribués dans les églises. Alors qu’il n’a pas l’autorisation », a justifié Nicaise Eloi Boufoungo médecin chef de l’hôpital de Boali.

En outre, il évolue frauduleusement selon le médecin « au fil des temps, ce monsieur s’est véritablement installé dans la ville et a commencé à circoncire les enfants et faire des petits soins. Il n’a pas présenté aux autorités locales et sanitaires des documents nécessaires », a-t-il remarqué.

 


© Droits reservés
Selon le constat du RJDH, le médecin chef à travers une correspondance, a suspendu les activités de cette clinique et qu’il est sommé d’avoir ses documents administratifs l’autorisant à ouvrir un cabinet médical délivré par le ministère de la Santé et l’autorisation de l’ordre des médecins, chirurgiens, pharmaciens et dentistes centrafricains. La région sanitaire, le district et le centre de santé locale n’ont pas encore réagi.

Clément Bill rejette en bloc ces allégations et affirment disposer de sa personnalité juridique et l’autorisation des autorités du pays pour commencer à exercer « je suis surpris de ce qu’on dit de moi, j’ai toutes les pièces afférentes et je dispose de l’autorisation d’installation du directeur de Cabinet du ministre de la Sécurité publique », a-t-il justifié.

Plusieurs centres de santé et officines pharmaceutiques évoluent dans l’informel et constituent un problème de santé publique dans le pays car l’Etat ne contrôle pas assez la qualité et la fiabilité de ceux qui exercent dans ces centres et officines.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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