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Centrafrique : Bambari, pas vraiment le paradis annoncé par la propagande onusienne

Par LNC - 24/04/2017

Le slogan de la MINUSCA devait faire mouche, “Bambari ville sans bandes armées”. Mais à y regarder de près, c’est-a-dire sur place, la mouche est celle du coche

 

Le slogan de la MINUSCA devait faire mouche, “Bambari ville sans bandes armées”. Mais à y regarder de près, c’est-a-dire sur place, la mouche est celle du coche. La ville est en situation de catastrophe humanitaire.

Et pourtant, soudainement, alors qu’habituellement les politiciens de Bangui se fichent complètement des réalités douloureuses des provinces, assiste-t’on soudainement à leur intérêt croissant pour cette grande ville livrée à toutes les violences et prédations.

Le 6 avril dernier, c’est le PM lui-même Mathieu Sarandji, d’y aller de son petit tour….Pour y faire des discours. récemment encore, Touadera d’y entraîner la métisse présidente de la Francophonie, le substitut de la Françafrique, pour aussi y aller faire des discours.

UNE DOULOUREUSE REALITE
Bien sûr, et la MINUSCA s’en regorge, il y a des forces de sécurité À BAMBARI. Les forces onusiennes y sont en nombre, et même des embryons de forces de sécurité centrafricaines y séjournent. Mais…Seulement à Bambari, car tout autour, à moins de 10 km, des forces rebelles variées sont en attente, et en bloquent les entrées, notamment l’axe essentiel menant à la ville de IPPY.

Bambari est devenue une tour, prisonnière d’elle-même.

L’hôpital de Bambari, brûlé et détruit. Aucun projet en cours de réhabilitation. La ville dépend à 100%, et pour l’humanitaire, et pour le sanitaire, du bon vouloir des humanitaires, s’y faisant en plus rares, du fait de l’insécurité dans les quartiers. Comme l’annonçait OCHA CENTRAFRIQUE, les rations alimentaires, du fait du peu de soutien international sont réduites de plus de la moitié des doses habituelles.

Les discours dans le vide de Touadera, tout comme les promesses sans conséquence de la patronne de l’OIF ne remplissent pas les ventres vides.

ILS SONT VENUS, ILS ONT VU, ET ILS SONT REPARTIS
A Bambari, Faustin TOUADERA n’y aura vu qu’un groupe ramassé à la hâte par la MINUSCA pour venir faire le Clap, et rien d ‘autre. Mais pour une fois, il a fait l’effort de visiter les misères de cette ville qui à l’instar de 90% du pays vit sans électricité ni eau courante. Pas vraiment le souci du chef de l’état. Tâche trop rude sans doute.

Car, pour une fois, il s’est bien gardé de faire de fausses promesses. Il n’a tout simplement rien dit, à part répéter ses mêmes poncifs. Positivement, aucune avancée venue du pouvoir du pays afin de tenter de faire la différence, comme disent les anglo-saxons.

Aussi croire ou faire croire que la paix civile est revenue à Bambari, c’est soit une fumisterie, soit une vue de l’esprit, voire les deux.

 

 
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