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Jean-Louis travaille pour une ONG en Centrafrique

Par ouest-france.ff - 21/04/2017

L'envie des voyages au long cours a conduit Jean-Louis Rault, originaire de Saint-Brieuc, en Centrafrique où il travaille au développement du pays

 

La quête de défis. Jean-Louis Rault, 33 ans, a décidé de partir pour la Centrafrique. Le Breton, originaire de Saint-Brieuc, travaille pour l'ONG (organisation non gouvernementale) Intersos qui, en plus de la distribution alimentaire et la protection des droits, est en charge de la construction d'écoles et de la formation des professeurs. Voilà déjà huit mois qu'il fait le lien entre le bureau d'Intersos à Bangui, la capitale, et les collaborateurs sur le terrain en région. « Il faut s'adapter en permanence, travailler avec des équipes multiculturelles. Beaucoup de choses à faire, beaucoup de besoins. De vrais défis ! », explique-t-il.

Un Français sur cinq en Centrafique est breton
Après avoir grandi entre Trégueux (Côtes-d'Armor) et Saint-Brieuc, il part d'abord s'installer avec ses parents en Nouvelle-Calédonie. Puis, en 2003, retour en Bretagne pour suivre une formation en droit et sciences politiques à Rennes. Malgré les études, son goût du voyage et de la découverte reste intact : l'Amérique du Sud, la Corée du Sud... « La Bretagne est ma base arrière. À l'époque, je partais quatre mois en mission mais je revenais toujours en Bretagne », se souvient Jean-Louis.

 


© Droits reservés
Jean-Louis, dont une partie de la famille habite toujours Saint-Brieuc, avec un grand-père ancien maire de Trégueux, reconnaît volontiers qu'il a vite le mal du pays : « Bangui, c'est sympa. Mais il manque la mer, l'horizon, et les vagues. La Bretagne c'est la maison. » « Ce qui me manque surtout, plaisante-t-il, c'est le marché du samedi, posé en terrasse pour boire le café avec les copains. »

Jean-Louis n'est pourtant pas un Breton isolé... Environ un Français sur cinq en Centrafrique est breton : « C'est parfois perturbant. On croise un humanitaire et, après quelques minutes, on s'aperçoit qu'on a eu la même enfance, qu'on connaît les mêmes gens, les mêmes quartiers... C'est drôle : les Centrafricains qui connaissent la France te parlent souvent de Paris... et de la Bretagne. » D'ailleurs, le consul honoraire est breton.

Un café décoré aux couleurs bretonnes
L'humanitaire breton a pris l'habitude de fréquenter un petit café qui lui rappelle la maison. Et pour cause, la tenancière banguissoise a décoré les murs aux couleurs bretonnes. Elle n'avait guère le choix, glisse Jean-Louis : « Au départ, elle voulait collectionner les drapeaux et les petits goodies étrangers. Mais à chaque fois qu'elle demandait à quelqu'un de lui laisser un souvenir de son pays, c'était un Breton. Donc en fait, aujourd'hui, tous ces goodies sont siglés BZH, arborent un triskell ou les couleurs du Gwenn ha du, le drapeau breton. »
 
MOTS CLES :  Centrafrique   Jean-louis Rault 

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