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Banditisme à Boda : l’immobilité de la Minusca mise en cause

Par Radio Ndeke Luka - 11/04/2017

Le brigandage prend une ampleur inquiétante dans cette ville diamantifère située à 190 kilomètres dans le sud de la capitale centrafricaine

 

Le brigandage prend une ampleur inquiétante dans cette ville diamantifère située à 190 kilomètres dans le sud de la capitale centrafricaine. Les autorités administratives pensent que la montée en puissance de ces violences est due en partie à l’absence de patrouilles des Casques bleus.

Depuis un certain temps, les violations des droits humains sont fréquentes dans la ville. Des agressions à mains armées sont aussi enregistrées dans les communes de Boganda et Boganangone.

Les responsables administratifs estiment que les soldats onusiens n’assument pas les tâches conformément à leur mandat. Pour eux, l’insuffisance de surveillance militaire onusienne favorise ces actes crapuleux.

« Ce que je déplore présentement sur le terrain, le nouveau contingent qui est arrivé ne fait pas de patrouille. Celui qui est parti la faisait au niveau de Boganda et Boganangone. Ce qui permettait de dissuader les bandits », a indiqué Saturnin Nicaise Grépandé, sous-préfet intérimaire de Boda. Il précise que « depuis trois ou quatre mois, ils n’ont pas fait de patrouilles ».

« La Minusca auparavant avait fait un travail louable », a-t-il souligné. Seulement aujourd’hui regrette M. Grépandé : « ces localités sont abandonnées à elles-mêmes et cette situation permet aux bandits d’exercer leur influence sur les populations ».

Pour le sous-préfet, les forces de sécurité intérieure notamment les policiers sont souvent pris pour cible dans l’exercice de leur fonction.

« Au mois de septembre 2016, le commandant du corps urbain a été molesté lors d’une intervention ».

Saturnin Nicaise Grépandé s’est félicité du travail mené par les forces nationales pour asseoir le calme. « Grâce à l’appui de la gendarmerie et de la police, la sécurité s’est du moins rétablie », a-t-il rappelé insistant qu’il y a « des récalcitrants qui font la loi vu l’effectif réduit des éléments ».

Le commandant des forces de la Minusca basées à Boda, Lieutenant Richard Ganongo, confirme cette difficulté. Selon lui, le contingent congolais manque de moyens logistiques. L’officier atteste également que l’unique Pick-up BG 75 à leur disposition est en panne.

Les responsables de la police et de la gendarmerie ont évoqué l’insuffisance d’éléments comme l’une des raisons de la montée en puissance de ces violences.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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