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Centrafrique : Les difficultés du village artisanal et touristique de Bangui

Par Sebastien Lamba - 11/05/2011

Bruno Kpobé, président de l’Association des commerçants Artisans Artistes et Plasticiens établi le constat

 

Il présente l’état embryonnaire du village artisanal et touristique de Bangui et ses difficultés

Pourquoi et comment est né le village artisanal et touristique de Bangui?
Ce village artisanal et touristique de Bangui a été crée en 1974, à l’époque du Président Jean Bedel Bokassa. Comme vous le savez dans le passé les artisans, les commerçants d’arts vendaient leurs objets d’art aux alentours des voies publiques. C’est ainsi que le Président de l’époque a instruit le Maire de la Ville de Bangui, de rassembler ces acteurs sur un site donné, pour une meilleure visibilité, afin que ceux-ci versent les taxes à la municipalité de Bangui.
Mais, comme le marché était insolvable, seuls, les centrafricains, nigériens et camerounais sont à l’origine de la création de ce site.

Le Salon regroupe combien des stands commerciaux?
Présentement, nous avons plus de soixante dix (70) opérateurs détenteurs de stands, dont cinquante (50) fonctionnent normalement, tandis que les vingt (20) autres sont constructions.

Quelle est la répartition de ces opérateurs par corps de métier?
Comme je le disais tantôt à l’origine, ce site a été occupé par les Foulbés d’origine camerounaise aux nombres de quinze opérateurs, suivi des Sénégalais et des Maliens qui détiennent plus de vingt (20) stands, ainsi que des opérateurs économiques centrafricains et prestataires de service.

 


© journaldebangui.com
Le salon artisanal est sous tutelle de quel ministère?
Dès sa création, le Salon était sous la municipalité de Bangui. Mais à un moment donné de l’histoire, l’Office Centrafricaine de Tourisme avait repris la gestion du site, pour le simple fait que le site était purement touristique. Actuellement, nous dépendons du ministère du Développement du Touriste, en partenariat avec le ministère des Arts et de la culture, le ministère des Mines et le ministère du commerce de l’Industrie et des petites et Moyennes Entreprises.

En tant que Président, quels sont les difficultés internes que vous rencontrez?
Depuis sa création, le village artisanal et touristique de Bangui, a connu des difficultés de fonctionnement liées par manque de cadre juridique. Ces difficultés internes sont relatives au renforcement des capacités des membres du bureau exécutif de l’Association des commerçants Artisans Artistes et Plasticiens. Il faut dire haut que le secteur de la culture qui apporte beaucoup de devises dans certains pays africains, n’est pas connu du centrafricain et des autorités politiques du pays. A ce titre, il va falloir organiser un séminaire de sensibilisation sur l’apport de la culture au développement du pays. La République Centrafricaine est un pays capable de produire la qualité des œuvres et des objets en Art et la prestation des artistes, mais le problème qui se pose, c’est le problème de sensibilisation, d’encadrement et d’accompagnement. Je vous dirai que le centre est la cible des cadres et agents du ministère de commerce par des contrôles intempestifs pour paiement des taxes.

 

 
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