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Centrafrique : Plainte des veuves face au commerce des supports de cours dans les établissements publics

Par RJDH Centrafrique - 28/02/2017

Des femmes veuves ont décrié le commerce des supports de cours dans les établissements publics qui ne favorisent pas l’épanouissement des orphelins

 

Des femmes veuves ont décrié le commerce des supports de cours dans les établissements publics qui ne favorisent pas l’épanouissement des orphelins. Plaintes exprimées lors d’une rencontre d’élaboration du plan d’action de lutte contre les violences basées sur le genre à Bangui.

Plusieurs professeurs mettent en vente leur support de cours, un commerce qui échappe à l’administration éducative et porte préjudice aux élèves et étudiants démunis. Cette plainte intervient au moment où les enseignants vacataires sont en grève pour exiger de l’Etat leur intégration dans la fonction publique.

Certains élèves rencontrés par le RJDH se disent fragiliser par cette pratique, « ces pratiques se font surtout au premier cycle, tous les professeurs ne sont pas concernés, seulement les vacataires qui le font au niveau du premier cycle. Nous les élèves, nous dénonçons souvent ces pratiques mais c’est aux directeurs des études de sanctionner ces enseignants et de mettre fin à ces mauvaises pratiques qui poussent les élèves au vol ou bien à l’abandon», a expliqué Claver élève au lycée des martyrs.

 


© Droits reservés
Un autre soutient que dans les classes d’examens, les enseignants en profitent pour intimider les candidats, « c’est trop comme intimidation. Ils nous disent si on ne paie pas, on sera coincé aux examens. Ils ne font pas normalement les cours mais viennent juste vendre les supports », a témoigné Nina, un élève en classe de Terminale au lycée Miskine.

Ces veuves appellent le gouvernement à l’action « nous appelons le gouvernement à l’action pour palier le problème pour permettre aux élèves dépourvus d’avancer au même titre que les autres. Nous appelons aussi les professeurs à faire cours et expliquer convenablement » a lâché une participante à cette rencontre.

Le secrétaire général de l’Association nationale des étudiants Centrafricains (ANECA), Gil-Christ Deloi Molenguela, projette une action « ceux qui sont au fondamental 1et 2 seront appelés à être étudiants demain. Donc, nous allons mettre un mécanisme en place pour pouvoir parler de cela et aussi rencontrer le ministre pour lui en parler en face. Il est d’une extrême importance que nous puissions nous lever pour combattre ces genres de violences qui répercutent énormément sur les parents surtout les veuves », a-t-il promis.

Un enseignant rejette en bloc ces accusations et note que « ce sont des élèves irréguliers et fainéants qui poussent parfois certains enseignants à mettre à leur disposition les supports des cours pour photocopier ».

Le président Faustin Archange Touadera a envisagé en juin 2016 augmenter de 24% le budget de l’éducation nationale.
 
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