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Centrafrique : un pasteur tué et deux églises incendiées par une milice

Par VOAAfrique - 15/02/2017

Les violences de ces derniers jours en Centrafrique ont été déclenchées par une opération militaire

 

Les violences de ces derniers jours en Centrafrique ont été déclenchées par une opération militaire au cours de laquelle les forces de l’ONU et d’Afrique centrale ont tué un chef du Front Populaire pour la Renaissance de la République Centrafricaine (FPRC, autrefois Séleka).

Lors de l’opération militaire, Youssouf Sy, également connu sous le nom de “Big Man”, et un de ses lieutenants, ont été tués. Les militants du FPRC ont violemment réagi à l’annonce de la mort du leader. Ils ont pris d’assaut un centre de santé dans la capitale de la République centrafricaine Bangui, et ont incendié deux églises causant la mort d’au moins 5 personnes. Pasteur Jean-Paul Sankagui de l’Eglise du Christ en Centrafrique (ECC) a été tué à ce moment là.

Plus d’une vingtaine de blessés ont également été admis dans un centre de santé local, selon le Dr Michel Yao, coordinateur humanitaire des Nations Unies, et représentant de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le FPRC est le plus grand groupe de la rébellion à majorité musulmane anciennement connu sous le nom de Séléka, qui avait évincé le président François Bozizé en 2013. À la suite de cette prise de pouvoir, les tensions entre musulmans et chrétiens avaient fait des milliers de morts, jusqu’à ce que les élections de l’année dernière marquent le début d’un calme relatif.

Le quartier de Bangui où a eu lieu l’attaque a longtemps été une zone de cristallisation des tensions entre combattants musulmans et chrétiens, mais la sécurité s’était améliorée ces derniers mois. Jean-Serge Bokassa, ministre de la Sécurité publique, a appelé au calme.

« Nous lançons un appel au calme. Nous rappelons aux gens la nécessité de respecter le rôle des forces de sécurité.”

Tandis que l’armée, avec le soutien de 10 000 Casques bleus, a été en mesure d’aider à stabiliser la situation dans la capitale, dans les régions rurales des groupes rebelles tiennent la population locale en otage. Seulement quelques jours avant l’incident à Bangui, jusqu’à 9 000 personnes, dont beaucoup de chrétiens, ont été forcées de quitter leurs foyers suite à des luttes intestines dans la province d’Ouham Pende.

 

 
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