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Crise en Centrafrique : ce que vous ne savez pas sur Ali Darassa, le chef rebelle de l’UPC

Par LNC - 01/02/2017

Soit les pouvoirs en RCA et la MINUSCA sont stupides, soit ils sont hors du coup , ce qui revient au même . Le dit Général Ali Darassa est légalement le chef de la Ouaka

 

Soit les pouvoirs en RCA et la MINUSCA sont stupides, soit ils sont hors du coup , ce qui revient au même . Le dit Général Ali Darassa est légalement le chef de la Ouaka.

Ceci semble être une provocation, et pourtant, c’est la stricte vérité. Lorsque Michel Djotodia et ses hordes sélékistes étaient au pouvoir, ce dernier avait commis un décret officiel, nommant Ali Darassa chef de la région militaire de la Ouaka. Et depuis, ce décret n’a jamais été abrogé, ni par la transition de Catherine Samba-Panza qui a suivi, et encore moins par l’actuel pouvoir de Faustin Touadera. Fridolin Ngoulou de la RJDH avait levé le lièvre à l’époque, en narrant les événements par le menu. Citations :

“Le Chargé d’Affaires des États-Unis en Centrafrique, David Brown avait demandé l’arrestation de Ali Darass, source selon lui, des troubles à Bambari dans la Ouaka (Centre). Il exige également des actions vigoureuses contre les Anti-Balaka présents autour de la ville. Une déclaration faite sur le plateau de l’Émission Espace Francophone de la Radio Notre Dame, le dimanche 23 août 2015 et se situe dans un contexte de regain de tensions dans la ville de Bambari. […] Bien que Parfait Onanga Anyanga affiche une certaine fermeté face aux groupes armés, il voit la demande des Etats-Unis d’arrêter Ali Darass dans un contexte général du DDRR. «Nous prenons acte que ce groupe soit partie prenante des accords et du pacte dans lequel ils se sont engagés à désarmer. La question d’arrestation de Ali Daras n’est à mon avis qu’à prendre dans le contexte général du désarmement qui est en cours », estime le chef de la Minusca.”

 


© Droits reservés
Que comprendre de tout ça?
Qu’officiellement, par décret non abrogé, Ali Darassa est fondé de faire légalement tout ce qu’il veut dans la Ouaka, la MINUSCA ne s’y oppose pas, puisque Parfait Onanga Anyanga, le chef de la MINUSCA refuse toujours de lancer un mandat d’arrêt contre lui. Quant à Bangui, et dans le même genre de dangereuse distraction, les propos du chef SIDIKI des “3R” ne sont pas faux, déclarant que Touadera lui avait demander de l’aider à pacifier la région dans laquelle il était. Accord verbal mais certifié par des conseillers de la présidence.

Tous ces mic macs mettent bien en évidence le fait que ni du côté de la MINUSCA, et encore moins de la présidence centrafricaine, il n’existe une volonté de mettre à bas les agissements criminels des groupes armés. Le salut ne viendra pas de Faustin Touadera, tellement figé par la crainte d’un coup d’état, qu’il ne fera rien.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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