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Centrafrique : Le président de la LCDH demande le renforcement de la chaine pénale

Par RJDH Centrafrique - 05/01/2017

Le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi a demandé la relance de la chaine pénale dans sa totalité afin de lutter contre l’impunité

 

Le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi a demandé la relance de la chaine pénale dans sa totalité afin de lutter contre l’impunité. Car, dans certaines régions du pays, il n’y a pas de tribunaux.

Dans plusieurs provinces du pays, il n’existe aucun tribunal pour juger les auteurs de délits. Malgré le dysfonctionnement de ces tribunaux dans les provinces, dans la capitale, une cinquantaine de dossiers ont été délibérés au tribunal de grande instance de Bangui.

Le président de la Ligue Centrafricaine pour les Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi, a dressé l’état des lieux des tribunaux dans le pays. Selon lui, « la Centrafrique compte environ 200 magistrats. La majorité des tribunaux à l’intérieur du pays n’est pas opérationnelle. La lutte contre l’impunité ne s’effectue pas sur toute l’étendue du territoire », a-t-il relevé avant d’ajouter qu’« une cinquantaine des dossiers ont été délibérés en 2016 dans la capitale».

Les conséquences de le l’absence de tribunaux dans certaines régions de la RCA se traduisent par la persistance des violations des Droits de l’Homme perpétrées par des groupes armés. « Des crimes de sang, des viols, des tortures, des meurtres, entre autres, se poursuivent encore sur le territoire centrafricain. Des dossiers continuent d’être enregistrés par la LCDH et les autres associations de défense des Droits humains », a-t-il déploré.

Joseph Bindoumi est optimiste pour la restauration des tribunaux qui seront un appui pour à la Cour Pénale Spéciale (CPS) « à punir les présumés auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, pillages, violations en Centrafrique ».

Le Centrafrique compte plus d’une vingtaine de tribunaux. Cette chaine pénale est fragilisée en partie par la crise militaro-politique de 2013. La ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme demande la restauration cet instrument juridique afin d’appuyer la CPS dans ses actions.

 

 
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