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Centrafrique : La porosité des frontières favorise la crise, selon OIM

Par RJDH Centrafrique - 15/12/2016

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a organisé une rencontre le mercredi 14 décembre avec les cadres centrafricains impliqués dans la gestion des frontières

 

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a organisé une rencontre le mercredi 14 décembre avec les cadres centrafricains impliqués dans la gestion des frontières. Cette institution a constaté que la porosité des frontières centrafricaines contribue à l’infiltration des groupes armés dans ce pays. Cette ONG internationale se propose d’appuyer le gouvernement à redynamiser le système de la gestion des frontières.

Le constat révèle que la mauvaise gérance des limites territoriales ont été l’une des sources de la crise en Centrafrique. Une enquête qui a été menée par l’OIM de mars à avril 2016, a confirmé que la gestion des frontières a été mauvaise, parce que les postes de contrôle frontaliers manquaient des moyens adéquats.

Au cours de la restitution de l’enquête faite par l’OIM, son chef de projet, Clément Hamon, a fait remarquer que « les 07 structures impliquées dans la gestion du système frontalier ont été fragilisées par la crise. En 2012, une commission a été mise en place composée des autorités camerounaises, tchadiennes et centrafricaines, mais demeure inactive».

 


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Pour que les services de contrôle des limites territoriales soient dynamiques, l’OIM encourage les autorités centrafricaines à redynamiser les postes frontaliers. Il ajoute aussi que « le gouvernement doit restaurer la reconstitution de l’état civil de chaque citoyen, afin que tous les mouvements frontaliers soient contrôlés. La création d’un fichier d’identité nationale informatisée et une base des données ». Pour ces cas, l’OIM se propose de renforcer la police frontalière et d’améliorer leur condition de travail.

Une source proche de l’Ambassade du Congo Démocratique en Centrafrique, a déploré que la porosité des frontières a occasionnée la création d’un réseau de vente illicite des effets militaires aux groupes armés centrafricains, « un travail de fond est en train d’être effectué pour la répression de ce réseau », a-t-elle fait savoir.

Un projet de la mise en place d’une commission frontalière mixte est envisagé en 2017. Elle sera pilotée par le ministère des Affaires Etrangères.
 
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