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Centrafrique: Accrochage entre les ex-Séléka et les gendarmes à Paoua

Par RJDH Centrafrique - 13/12/2016

Très tôt ce matin du 12 décembre, la population de Paoua est réveillée par des tirs d’armes lourdes et automatiques

 

Très tôt ce matin du 12 décembre, la population de Paoua est réveillée par des tirs d’armes lourdes et automatiques. Un accrochage entre les éléments de la gendarmerie et la coalition Révolution Justice – UPC est à l’origine de cet échange de coups de feu qui a paniqué la ville.

La quiétude de certaines villes de provinces sont dictées par la force des armes. Les groupes armés qui écument de vastes étendues centrafricaines veulent imposer leurs lois aux forces de l’ordre.

C’est le cas ce matin à Paoua où deux membres de l’ex Séléka ont voulu emmener de force un gendarme dans leur base. Le refus de celui-ci a déclenché un échange de tirs, a rapporté un témoin de la scène à RJDH.

« Ce matin, un gendarme qui quittait sa maison pour son lieu de travail a été appréhendé par deux éléments armés de l’ex Séléka qui lui ont intimé l’ordre de les suivre. Comme le gendarme n’avait pas d’arme sur lui, il s’est enfui sur une mototaxi pour se rendre à la brigade de gendarmerie pour alerter ses compagnons d’armes ». Dans son récit, le témoin a affirmé que « les Séléka ont poursuivi le képi bleu jusqu’à la brigade et ils ont ouvert le feu sur la gendarmerie ».

Ce témoignage est confirmé par le Procureur de la ville de Paoua, le Magistrat Narcisse Danboy qui a ajouté que « la Minusca est venue à la rescousse des gendarmes qui ont réussi à repousser les ex-Séléka » a-t-il témoigné.

Cet accrochage n’est pas resté sans conséquence. Elle a perturbé le quotidien de la ville et occasionné l’évasion des détenus de la brigade de la gendarmerie, a relevé le Procureur de la ville de Paoua.

Selon le Magistrat Narcisse Danboy, « au moment où les gendarmes défendaient avec acharnement leur brigade, les détenus ont profité pour casser les portes de leur geôle pour s’évader ». Pareillement, le Procureur a déploré que « certaines activités sont paralysées à Paoua. Aucun établissement scolaire n’est ouvert et la population est paniquée. Seuls les humanitaires et les autres structures de l’Etat ont repris le travail quelques heures après cet affrontement » a-t-il ajouté.

Depuis la coalition des ex-Séléka avec une partie de la Révolution Justice (RJ), ces deux groupes ne cessent de perturber la quiétude de la ville de Paoua et ses périphéries. Une mission parlementaire projette de se rendre la semaine prochaine dans l’Ouham-Pendé pour discuter avec les mouvements armés dans le but d’obtenir la trêve à l’approche de la transhumance.

 

 
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