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Tchad: les femmes dans le bal de la contestation des mesures d'austérité

Par AFP - 05/12/2016

Une centaine de femmes syndiquées au Tchad sont entrées lundi dans le bal de la contestation des mesures d'austérité imposées par le régime d'Idriss Déby Itno

 

Une centaine de femmes syndiquées au Tchad sont entrées lundi dans le bal de la contestation des mesures d'austérité imposées par le régime d'Idriss Déby Itno en participant à une réunion publique, à défaut d'une manifestation interdite par les autorités, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous disons non aux 16 mesures", "Payez les salaires, payez les bourses", "Les femmes refusent l'arbitraire", "Les femmes ont faim", ont notamment scandé les travailleuses qui ont répondu à l'appel de l'Union syndicale du Tchad (UST) dans la capitale N'Djamena.

Pays pauvre de 12 millions d'habitants, le Tchad vit à l'heure des 16 mesures d'austérité imposées par le gouvernement de M. Déby, nommé peu après son investiture le 8 août dernier pour un cinquième mandat.

 


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Ces mesures d'austérité portent principalement sur une restructuration des services de l'Etat pour faire des économies, mais certaines touchent directement les Tchadiens, comme la révision des critères d'attribution des bourses des étudiants, la baisse des indemnités des chefs traditionnels, ou la réduction de 80% des indemnités de toutes les personnes nommées par décret.

Frappé par la baisse des ressources pétrolières, le Tchad subit des crises sociales qui se traduisent par des grèves dans la fonction publique. La rentrée scolaire dans les écoles, les collèges et les universités n'a ainsi pas eu lieu en septembre dernier en raison d'une grève des enseignants.

Le collectif citoyen "Ca doit changer" annonce d'ailleurs une opération "Sauvons notre école" les 13 et 14 décembre prochains, et demande aux parents d'accompagner leurs enfants à l'école pour siffler dans les cours de récréation vides. "L’instruction est un droit constitutionnel", rappelle le collectif qui veut interpeller les plus hautes autorités de l'Etat.

Lundi, les manifestantes se sont repliées au siège de la centrale syndicale car leur marche, prévue initialement mardi, a été interdite par le ministre de la Sécurité publique.

Onze opposants - dont deux chefs de partis - sont toujours en détention à N'Djamena après avoir été interpellés en marge d'un rassemblement interdit mi-novembre.
 
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