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Ange Félix Patasse: le dernier des Pères-Fondateurs (fin)

Par Clément Boute-Mbamba - 28/04/2011

«Lorsque le rideau s’abaisse et que les lumières s’éteignent, les échos qui résonnent, prolongent le spectacle» CBM

 

Post-scriptum
A la tête de l'Etat, certains de ses amis, jouant sur les notions ethniques, sur l'appétit du pouvoir et les sentiments avoués et/ou inavoués d’Ange Félix PATASSE, réussirent à faire de son pouvoir, un pouvoir tribal à la lisière de la rapine. Il faut cependant avoir le courage de préciser que les limites d’un dirigeant sont aussi l’expression des limites de ceux qui l’entourent. Car, si Ange Félix PATASSE était la tête, il y a bien eu des bras qui avaient froidement exécuté certaines besognes, des fois à l'insu de ce dernier. Comprenons-nous, je ne dis pas cela pour le dédouaner de ses charges, mais pour que chacun sache que les Centrafricains n’oublient pas qu’au bilan de PATASSE, il faut aussi ajouter ceux qui étaient avec lui. Puisque les têtes pensantes des sales besognes d'hier sont là aujourd'hui aux affaires ou dans l'opposition, et tentent cyniquement de faire de PATASSE le dénominateur commun du mal centrafricain.

Akoli a kpé: expression sango qui signifie: «que les hommes fuient» et qui traduit la philosophie inscrite au cœur de la réaction du pouvoir lors des évènements de 96/97 qui assimilait tous les habitants des quartiers contrôlés par les mutins comme des ennemis d’où cette volonté à un moment de la crise mettre sous les verrous à défaut de faire pire, tous les mâles âgés au minimum de 12 ans et habitant ces secteurs. D’où le cri akoli a pké pour que les hommes se mettent à l’abri.

 


Clément Boute-Mbamba
S’il est communément admis que B. BOGANDA est le Fondateur de la République, il est une réalité qu’il faut souligner avec justesse, c’est qu’il ne l’a jamais administré puisqu’il siégeait au grand conseil à Brazzaville où il fut désigné Président en 1957, neuf mois après l’adoption de la Loi Cadre. Le gouvernement centrafricain était dirigé par le vice-président du gouvernement, le Professeur Abel GOUMBA qui avait assuré provisoirement les charges de Président du Gouvernement au décès de BOGANDA jusqu’au changement du 30 avril 1959. Ainsi les pères fondateurs se répartissent sur deux générations. Ils sont nombreux, mais je cite ici ceux qui ont été au summum:

La première génération: Les pères-fondateurs: Boganda (cycle 1910); Goumba (cycle 1920); Dacko (cycle 1930); Bokassa (cycle 1920)

La deuxième génération: les héritiers directs; Kolingba (cycle 1930); Patassé (cycle 1930); Bozisé (cycle 1940)

MISAB ou Mission de Surveillance des Accords de Bangui a débuté le 31 janvier 1997, a été déployée le 8 février 1997 et a pris fin le 15 avril 1998. Elle comprenait le Burkina-Faso, le Gabon, Le Mali, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Elle avait pour mandat de rétablir la paix et la sécurité en Centrafrique en surveillant l’application des Accords de Bangui signés le 22 janvier 1997 et qui mettaient un terme(en théorie) à la mutinerie et à la crise politique. Certains contingents de cette mission, en particulier les Tchadiens et les Sénégalais se sont illustrés en appuyant par moment des offensives des forces loyalistes ou en se mettant eux-mêmes en position de belligérance.

 

 
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