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Centrafrique : Les déplacés sur le site de Kaga-Bandoro se lancent dans des petits commerces pour survivre

Par RJDH Centrafrique - 08/11/2016

Certains déplacés de Kaga-Bandoro qui vivent depuis trois semaines sur le site mènent des activités lucratives pour subvenir aux besoins de leurs familles en attendant l’aide humanitaire

 

Certains déplacés de Kaga-Bandoro qui vivent depuis trois semaines sur le site mènent des activités lucratives pour subvenir aux besoins de leurs familles en attendant l’aide humanitaire. Ceux-ci se plaignent de la mévente faut de l’argent.

Devant leur précarité sociale et en attendant l’assistance à leur profit, les déplacés du site de Kaga-Bandoro se sont investis dans le commerce, une activité de résilience pour pourvoir à leurs besoins. Un marché de circonstance est créé dans ce site en face de la base de la Minusca.

Dans ce site et devant des abris en bâche ou en paille, l’on aperçoit une étagère sur laquelle sont rangés de l’huile de palm, du sel, du haricot blanc et autres condiments. Une débrouillardise dans ce moment de vache maigre pour ces victimes des attaques de la Séléka qui ont ému l’opinion nationale et internationale.

 


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En sillonnant le site, nous avons croisé la veuve Endjizé Stevie (30 ans) qui vit avec ses quatre enfants. Elle aussi n’a pas croisé les bras pour attendre la manne distribuée par les ONG et a sa petite étable et vend des denrées alimentaires. Cette commerçante a déclaré que « les clients sont rares, car beaucoup d’habitants du site sont des commerçants comme moi ».

Même son de cloche de Bélvia Zélaba (28 ans), cette femme enceinte de huit mois qui vend des café et autres produits de consommation. Celle-ci a déploré que « le portefeuille de la ménagère est vide ces temps-ci». Sur un ton humoristique, elle a ajouté que « la poche des hommes est trouée et ils ne vivent que grâce à l’effort de la gente féminine et la distribution des vivres par les humanitaires ».

Pareillement pour les boutiquiers installés sur le site qui « s’inquiètent de l’avenir de leur business ».

Dans le chef-lieu de la Nana-Gribizi, l’insécurité n’a pas seulement affecté l’autorité de l’Etat. Elle a touché aussi des ménages, l’économie sociale et les activités champêtres.
 
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