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Centrafrique: Le paludisme est une "maladie négligée"

Par Kpangbandjé - 27/04/2011

A Zémio, à Gadzi et à Mongoumba (préfecture de Lobaye), les membres de l’ONG Médecins Sans-Frontières étaient face à la presse

 

La maladie est la principale cause de morbidité en Afrique et en RCA. Les données collectées par les agents médicaux MSF en 2010 ont montré que le taux du paludisme correspond à plus de 40% des consultations. Dans le cadre de ses prises en charge du paludisme, Médecins sans frontières offre des diagnostics et des traitements contre la maladie dans plusieurs hôpitaux et postes de santé au niveau de la République centrafricaine. A Zémio, à Gadzi et à Mongoumba (préfecture de Lobaye), les membres de l’ONG MSF étaient face à la presse. En ce qui concerne les activités menées; il faut noter qu’en 2010, l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières a soigné 200 .000 cas de paludisme en République centrafricaine. Le nombre de décès liés au paludisme a atteint un niveau inquiétant notamment parmi les enfants de moins de 5 ans.

 


© Médecins sans frontières
Il ne faut pas perdre de vue que Médecins sans frontières qui fait de la lutte contre le paludisme son cheval de bataille, organise des distributions de moustiquaires, des traitements prophylactiques pour les femmes enceintes et des pulvérisations préventives d’insecticide dans les centres de santé. Selon le coordinateur médical MSF en RCA Jeff Mutombo, davantage de personnes en RCA pourraient bénéficier des soins contre le paludisme si seulement MSF pouvait améliorer l’accès aux diagnostics et aux traitements. Mais aussi en développant les capacités des centres de santé et au niveau primaire et communautaire en RCA. Malgré tous ses efforts, les équipes de MSF se trouvent souvent en face de nombreux obstacles dans leur travail de lutte contre le paludisme. Les obstacles rencontrés par MSF: Les patients soignés par MSF arrivent souvent dans un état de santé déjà critique en raison de la distance qu’ils doivent parcourir et du manque de moyens de transport.

A cela s’ajoute, certains outils de soins et de prévention sont mal utilisés et les moustiquaires sont parfois transformées en sac pour le coton ou en filet de pêche. De surcroît, le manque de personnel et les ruptures d’approvisionnement du traitement principal les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT). La méthode de l’utilisation de la médecine traditionnelle qui fait que, certains parents gardent les malades pendant trois à quatre jours avant de les emmener dans des centres de santé, parce qu’ils croient à cette médecine traditionnelle.

 


© msf.ca
Dormir sous une moustiquaire limite les piqûres
On peut dire que le paludisme est une maladie négligée, tout simplement parce qu’une fois que la personne se sente soulagée, elle abandonne le traitement alors que la maladie n’est totalement guérie et quelques temps après, la maladie réapparait. Ce n’est pas un traitement qui se fait en un jour, mais sur plusieurs jours comme l’a précisé Dr Lagos Yaliganza Marietta de MSF. Quant au Dr John Koundouba de MSF, il pense que si les mamans reconnaissaient ces signes que sont la lassitude des douleurs au niveau des muscles etc ça éviterait beaucoup de chose.

La communauté internationale célébrait le 25 avril 2011, la journée mondiale du paludisme. En prélude à cette journée, l’ONG médicale humanitaire internationale Médecins Sans frontières a organisé une conférence de presse au bureau MSF-Espagne Bangui, rue du stade Barthélemy Boganda. Cette conférence de presse a été animée par Dr John Koundouba. Il était question de situer la presse sur les activités menées de MSF et les difficultés du terrain. C’était en présence du représentant du programme national de lutte contre le paludisme, du Dr Lagos Yaliganza Marietta, du Dr Pablo Nuozz, du chef de mission MSF M. Olivier Aubry, du coordinateur médical MSF M. Cornelia. Dans le cadre de ses programmes de traitement du paludisme à Boguila, Maitikoulou, Kabo, Markounda, et Batangafo, à Ndélé et à Paoua, Bocaranga. En ce qui concerne les propositions de traitements comme l’a indiqué Jeff Mutombo, qu’il est urgent d’accentuer les efforts pour arrêter le fléau du paludisme qui représente une menace majeure pour la santé publique.
 
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