SOCIéTé  |    

Centrafrique: une cérémonie pour marquer la fin de l’opération française Sangaris

Par RFI - 03/11/2016

Aujourd'hui, de nombreux Centrafricains s'interrogent. Que va-t-il se passer après le départ de Sangaris ? Va-t-il y avoir une recrudescence des violences, liées aux groupes armés ?

 

Aujourd'hui, de nombreux Centrafricains s'interrogent. Que va-t-il se passer après le départ de Sangaris ? Va-t-il y avoir une recrudescence des violences, liées aux groupes armés ? L'opération militaire française se termine officiellement ce lundi après trois ans de présence. Une cérémonie à laquelle ont assisté le président centrafricain et le ministre français de la Défense.

Sur la base militaire française de Mpoko à Bangui, la cérémonie de fin d'opérations pour Sangaris a lieu en présence du président Faustin-Archange Touadéra et de Jean-Yves Le Drian qui s’est exprimé pour rendre hommage notamment aux soldats français de l’opération Sangaris et dresser le bilan de cette opération.

« La mission militaire Sangaris s’achève et c’est ce que je suis venu constater aujourd’hui. Mais ça ne veut pas dire que la France s’en va. Soit parce que la France est présente et sera présente dans la Minusca [Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique] de manière significative, soit parce que la France est présente et sera présente dans la mission de formation initiée par l’Union européenne [European Union Training Mission RCA, ou EUTM RCA] pour que les forces armées centrafricaines puissent se restructurer, soit parce que la France sera toujours en attention et en assistance, y compris militaire si nécessaire, auprès des autorités centrafricaines légitimement élues. Et ce qui m’a paru le plus important, là au terme de ce bilan, c’est ce que la présence de Sangaris a permis à la démocratie de retrouver son chemin en Centrafrique et c’est une bonne chose. Maintenant, c’est une autre époque, c’est une autre phase que nous abordons avec détermination et optimisme », a déclaré le ministre français qui a décoré trois militaires.

 


© Droits réservés
Situation sécuritaire inquiétante
Avant cette cérémonie, Jean-Yves Le Drian a eu un entretien avec le chef de l'Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. Le ministre français de la Défense s'est aussi adressé aux parlementaires centrafricains. C’est le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua qui a ouvert la séance avec un discours sans détour : Sangaris part soit, mais le moment est mal choisi. « Vous venez en porteur d’une décision grave. Je ne vous apprends rien en disant que cette décision intervient dans un contexte plus que préoccupant pour notre pays. Je sais que les noms de nos villes martyres de ces derniers mois sont parvenus jusqu’à vous : Ndomete, Kaga-Bandoro, Kouango, Bocaranga, Bangui, Bambari, Grimari. »

« Aucun groupe armé n’est désarmé. Le sang des innocents continuent de couler. Et ce retrait arrive trop tôt. Mais c’est une décision souveraine contre laquelle nous ne pouvons rien », a regretté Abdoul Karim Mackassoua. Le président de l'Assemblée nationale ne dit pas les succès de l’opération qui aura permis le retour de la légalité constitutionnelle. Mais l’inquiétude est là et bien là, relayée à la tribune par les députés.

Jean-Yves Le Drian a répondu en insistant sur le fait que la France avait déjà beaucoup fait en matière de développement et continuerait à le faire, et en matière de plaidoyer également pour la Centrafrique. Puis il a répété que les trois objectifs de Sangaris - éviter les massacres de masse, accompagner le processus politique et appuyer le déploiement des forces internationales - avaient été remplis. « Ce n’est pas parce que l’opération militaire s’achève que la France abandonne la Centrafrique », a dit le ministre de la Défense. « L’armée française sera moins visible, mais sera présente, active et vigilante ».

La France laisse en effet une unité de drones au sein de la Minusca et une capacité de réaction à très court préavis, selon les termes du ministère. Sangaris cèdera du matériel aux forces armées centrafricaines, huile, véhicules et des équipements divers comme des groupes électrogènes ou des citernes d’eau.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués