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Centrafrique : La journée ville morte était inopportune, selon Diane Prisca Rénazou

Par RJDH Centrafrique - 26/10/2016

La présidente du Parti Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement a condamné cette initiative et souligné qu’elle était intempestive pour un pays qui sort d’une longue crise

 

Un jour après la ville morte initiée par le Groupe de Travail de la Société Civile (GSTC), Diane Prisca Rénazou présidente du Parti Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement a condamné cette initiative et souligné qu’elle était intempestive pour un pays qui sort d’une longue crise.

Après le mouvement d’humeur hostile à la Minusca qui a fait des victimes lundi 24 octobre à Bangui, l’opinion est partagée sur la nécessité d’une telle manifestation. Invitée du RJDH, Diane Prisca Rénazou présidente du Parti Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement (PCDCD) a jugé que cette manifestation pour réclamer le départ des Nations-Unies n’était pas favorable compte tenu du climat sécuritaire dans le pays.

Elle a déclaré que « la journée du lundi 24 octobre était inopportune pour l’organisation d’une ville morte en Centrafrique à mon avis. D’abord, parce que la RCA sort d’une crise, ensuite le pays marque son retour à la légalité constitutionnelle par l’élection du Président de la République et celle des Députés ».

Face à certaines défaillances de la Minusca relevées par le Groupe de Travail de la Société Civile, Diane Prisca Rénazou reconnait qu’ « il est vrai qu’à l’orée de tout cela, il y a des exactions commises par les ex Séléka sur la population de Kaga-Bandoro et dans d’autres préfectures que nous condamnons. Mais la solution n’est pas une ville morte, puisque nous sommes dans un pays où tout est à reprendre ».

 


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Diane Prisca Rénazou souhaite que « la société civile puisse se retrouver avec les forces vives de la Nation autour du Chef de l’Etat et ensemble, discuter de cette problématique. Mais, réclamer une ville morte, est néfaste pour l’économie centrafricaine ».

La présidente du PCDCD au même titre que le pouvoir de Bangui a accusé l’opposition politique Centrafrique d’avoir manipulé le GTSC. « Quand la Séléka était là, pourquoi cette société civile n’a pas mené ce genre d’activité ? Et c’est maintenant avec le retour à l’ordre constitutionnel qu’elle commence à s’agiter ? (…) Oui, je vous l’affirme, il y a des politiques véreux derrière cette agitation ».

Elle n’a pas manqué d’ajouter que cette manifestation de lundi était « simplement un coup bas au pouvoir de Touadera pour lui barrer la route, parce que nous savons que notre pays est dans une situation très difficile, car l’aide des partenaires est indispensable au développement de la RCA post-conflit. On ne pourra pas organiser le DDRR sans financement externe ».

La République Centrafricaine était à la une de l’actualité mondiale suite à manifestation hostile à la Minusca qui a fait des morts et plusieurs blessés. Le pouvoir et la Minusca imputent la responsabilité des morts à la société civile et l’opposition politique.
 
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