NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique : Vers la concrétisation d’institutions républicaines

Par LNC - 24/10/2016

L’état de droit, a besoin de socles concrets pour bien fonctionner, dans l’intérêt de la nation et de la paix civile

 

L’état de droit, a besoin de socles concrets pour bien fonctionner, dans l’intérêt de la nation et de la paix civile. Le cas centrafricain étant assez bancal et original de par ses immixtions et cumuls varies, parfois contradictoires, car perdurent encore des institutions ‘non démocratiques’, issues de ‘dictature’, au sens juridique propre du terme, de la phase non démocratique de la transition politique.

En effet, étant entendu que nul des dirigeants de la phase transitoire ne fut élu par le peuple, mais leur étant imposé par diktat politique, la logique constitutionnelle voudrait que ses “créatures” comme l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E), la plus visible, et d’autres comme le Conseil Constitutionnel de Transition (dont le nom n’a plus lieu d’être), soient tout simplement supprimées et remplacées, par des identiques, républicaines et légales, nées donc du principe de l’Etat de Droit retrouvé – juridiquement tout du moins.

Ceci est construction théorique, ne pouvant prendre corps que si l’Etat disposait des moyens effectifs pour cela, et surtout, de la volonté politique pour une réelle et concrète normalisation des institutions, en rapport avec le texte référence qu’est la Constitution – que par ailleurs le Chef de l’état n’est nullement contraint de suivre. Et pouvant même l’annuler et décider d’un nouveau Référendum avec une nouvelle mouture de texte constitutionnel.

Une fois de plus, spéculation juridique, car le pays ne peut en l’état, se permettre cette fantaisie, pour se mettre réellement en conformité avec ses textes fondamentaux de gouvernance. Il y a plus urgent.

Le cas à la fois drôle et pathétique de la partielle législative de Bimbo 1, qui une année plus tard, peine toujours à s’achever, donne une idée de l’impossibilité pour la RCA, à tenter d’être plus royaliste que le Roi.
Le froid réalisme l’oblige a tergiverser, en faisant des impasses sur partie du concret d’une vraie légalité institutionnelle et démocratique.

Car quand on n’a pas les moyens de sa politique, on pratique la politique de ses moyens.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués