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500 combattants rebelles ougandais présents sur le sol centrafricain (ONU)

Par Xinhua - 21/10/2016

A l'origine, l'ex-coalition rebelle de la Séléka était quant à elle aussi composée de mercenaires tchadiens et soudanais

 

Environ 500 combattants étrangers de l'Armée de libération du seigneur (LRA), groupe armé dirigé par le chef rebelle ougandais Joseph Kony, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, continuent d'entretenir l'insécurité parallèlement à d'autres organisations similaires en République centrafricaine (RCA), a estimé une mission de l'ONU.

La LRA est une rébellion apparue vers la fin des années 1980 en Ouganda avec l'intention de renverser le pouvoir de Yoweri Museveni. Repoussée hors des frontières par l'armée ougandaise, elle s'est repliée en RCA, au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo (RDC), où elle est jugée responsable de la mort d'environ 100.000 civils et de l'enlèvement d'un nombre identique d'enfants.

En RCA, le groupe armé évolue entre le Nord et le Nord-est, des régions qui échappent au contrôle des forces de défense et de sécurité de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale. Mais ces dernières années, l'armée ougandaise y a déployé des unités et les Etats-Unis un groupe d'instructeurs militaires dans le but de l'éliminer.

Cerné mais sans se laisser défaire, le mouvement inscrit sur la liste des organisations terroristes par Washington apparaît aujourd'hui affaibli, ayant enregistré de nombreuses défections.

Une mission du groupe de travail des Nations Unies sur les mercenaires en Centrafrique a estimé mercredi à Bangui à quelque 500 le nombre de combattants étrangers de la LRA encore présents sur ce territoire, une présence favorisée par "l'instabilité pour continuer de s'enrichir à travers différentes activités criminelles", a précisé Patricia Arias, le chef de cette mission d'enquête.

Les enquêteurs onusiens accusent le groupe rebelle de commettre de "graves violations des droits de l'Homme, y compris des enlèvements, des viols, des traitements cruels, de l'esclavage sexuel". "Ils prélèvent des taxes illégales et contrôlent les ressources minières (au rang desquelles l'or et les diamants) dans plusieurs localités du pays, plus précisément dans le Nord et le Nord-Est".

Les mêmes actes et crimes sont attribués aux mouvements militaro-politiques actifs avec d'autres bandes armées en RCA pour la lutte pour le contrôle du pouvoir et des richesses naturelles, dont notamment les ex-rebelles de la Séléka qui ont renversé le régime de François Bozizé en mars 2013 et leurs rivaux des milices anti-Balakas.

A l'origine, l'ex-coalition rebelle de la Séléka était quant à elle aussi composée de mercenaires tchadiens et soudanais. Les autorités centrafricaines lui imputent le viol de plus de 6.000 femmes et l'enrôlement de plus 10.000 enfants, selon les estimations officielles.

Les autorités centrafricaines tentent de mettre en place un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants des groupes armés identifiés, qui enregistre à ce jour plus de 6.000 volontaires.

Plus de six mois après à l'accession à la magistrature suprême de Faustin Archange Touadéra, l'insécurité demeure préoccupante en RCA, en dépit du déploiement depuis deux ans d'une mission de maintien de la paix de l'Onu (MINUSCA) et d'une force européenne associée à l'opération française Sangaris en voie de retrait, en attendant la refondation de l'armée nationale.

Après dix jours de mission, le groupe de travail des Nations Unies a déploré l'absence d'une régulation solide et effective pour répondre aux violations des droits de l'Homme décriés. Il a recommandé la création de mécanismes de réparation des préjudices subis par les victimes.

 

 
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