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Centrafrique : Les déplacés de Fatima accusent le curé de les pousser au départ

Par RJDH Centrafrique - 07/10/2016

Des déplacés de la paroisse Notre Dame de Fatima accusent le père Giovani Zaffanelli, curé de ladite paroisse, de les pousser à quitter le site

 

Des déplacés de la paroisse Notre Dame de Fatima accusent le père Giovani Zaffanelli, curé de ladite paroisse, de les pousser à quitter le site. L’information a été démentie par le prêtre qui parle d’une mauvaise compréhension de la part des déplacés.

Selon certains déplacés, le curé aurait demandé aux chrétiens de Notre Dame de Fatima, lors de la messe du dimanche dernier, de l’aider à faire partir les déplacés qui empêcheraient la bonne marche des activités religieuses.

Une déplacée rencontrée sur le site accuse le curé en ces termes : « le curé a demandé publiquement lors de la messe aux chrétiens de l’aider à nous mettre dehors de gré ou de force pour leur permettre de préparer la rentrée pastorale qui sera célébrée d’ici le mois de Septembre 2017. C’est une vérité, et actuellement tout le monde est mécontent. Eux, ils disent que les déplacés ont pris l’église en otage, qu’on les empêche dans leurs activités religieuses ». Cette dernière regrette que le prêtre ait évoqué la question lors d’une messe au lieu de les rassembler pour en débattre.

Un autre déplacé accuse le curé d’avoir refusé de signer les décharges des humanitaires. Ceci pour lui, est un signe qui atteste que le prêtre leur demande de quitter les lieux, « le curé a même refusé de signer les décharges des humanitaires qui nous viennent en aide. Il nous a même interdit de construire des bâches comme cela se passe sur d’autres sites. C’est depuis deux ans que nous vivons sans aide, excepté Monseigneur et l’ancien ambassadeur de France qui nous ont donné des vivres », a-t-il expliqué.

Giovani Zaffanelli, curé de la paroisse Notre Dame de Fatima, parle d’une mauvaise interprétation de son appel du dimanche dernier « tout cela ne correspond pas à la vérité. J’ai eu à faire des commentaires lors de la messe, un petit exemple. J’avais dit que le moment est venu pour qu’on se mette ensemble, les déplacés et la communauté chrétienne pour étudier, réfléchir et voir ensemble comment aider les déplacés à rentrer dans une vie normale. Mais malheureusement tous les exemples sont toujours mal compris ici » a-t-il expliqué.

Environ 250 personnes sont restées sur ce site contre 40.000 au début de la crise en décembre 2014. Il s’agit essentiellement des habitants dont les maisons sont incendiées pendant la crise aux quartiers Kina, Gbaya Dombia, Kokoro, Makambo.

 

 
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