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Centrafrique : la Minusca joue au médecin après la mort.

Par Corbeau News - 04/10/2016

Rien ne va plus en République Centrafricaine si bien que l’insécurité persiste sur le territoire national en dépit de la présence des casques bleus de la Minusca qui prouvent leur limite

 

Rien ne va plus en République Centrafricaine si bien que l’insécurité persiste sur le territoire national en dépit de la présence des casques bleus de la Minusca qui prouvent leur limite. Est-ce un aveu d’impuissance ou une volonté délibérée de ne pas appliquer à la lettre la résolution des Nations Unies? Qui sait si c’est un agenda caché. Les groupes armés qui voient en ces forces onusiennes un aveu d’impuissance, continuent de défier l’autorité de l’Etat et prendre les populations en otage.

C’est un sentiment d’agacement général qui converge vers la Mission onusienne en République Centrafricaine. Les voix s’élèvent de partout pour fustiger la Minusca pour sa passivité devant les criminels qui, visiblement, ne sont pas prêt à cesser les armes. Les forces de la Minusca sont toujours démissionnaires face aux menaces des éléments de la Seleka. Plusieurs incidents se sont produit sur le territoire centrafricain au vu et su des contingents de la Minusca qui ne cherchent pas à éviter le pire à la population prise en otage par des criminels. Ces derniers temps, les localités de Kouango, Sibut, Bambari, Kouï, Niem-Yelewa, Bocaranga, et Kaga-Bandoro ont connu des regains de violences des groupes armés qui terrorisent les populations. Toutes ces violences se sont produites en présences des casques bleus de la Minusca qui laissent faire.

Sur l’axe Kouango-Bianka A Kouango, localité située dans la préfecture de la Ouaka au Centre-est du pays, des cas de de tueries et d’incendies des maisons ont été enregistrés le 10 et 11 septembre. Ces violences ont provoqué la mort d’une vingtaine personnes et environ 3500 déplacés. La Minusca qui est en charge de la sécurité du pays, n’est pas intervenue pendant ce temps pour protéger la population terrorisée par les groupes armés. C’est quand les actes ont été commis que la Minusca est intervenue pour jouer au médecin après la mort.

 


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Le porte-parole la Minusca, Vladimir Monteiro a indiqué que la mission conjointe gouvernement et MINUSCA quitte Bangui vendredi 30 septembre pour évaluer la situation sur place. « Une délégation conjointe gouvernement et MINUSCA devra se rendre prochainement au village de Kouango pour évaluer la situation sur place. La délégation conjointe essaiera de déterminer les faits concernant ces incidents. Lors d’un entretien avec le premier ministre, la MINUSCA a informé le chef du gouvernement sur les mesures qu’elle a prises sur place après les violences enregistrées. La Force de la MINUSCA a immédiatement renforcé sa position, ce qui a permis de ramener le calme dans cette zone».

Mais à quand la Minusca cessera d’attendre la fin de violence pour intervenir afin d’évaluer la situation? Les différentes résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU sont claires, protéger la population civile, désarmer les groupes armés et réduire considérablement leur présence sur le territoire. Or la présence continue de ces groupes armés constitue un obstacle à la stabilité et au redressement du pays. Marre de digérer la passivité de la Minusca, les sentiments de consternation générale fusent au sein de la population pour critiquer la mauvaise méthode des forces onusiennes.

A Kaga-Bandoro au nord du pays, la population a manifesté pour exiger le départ du contingent pakistanais de la Minusca jugé de connivence avec les rebelles de la seleka, les laissant de côté la résolution du Conseil de Sécurité, la Minusca s’inscrit dans une autre logique qui ne favorise pas la stabilité du pays mais par contre encourage l’insécurité empêchant le pays de jeter les bases du développement. Les fameuses enquêtes sur les crimes commis, les viols et bus sexuels qu’elle a diligentées ne sont jamais rendues publiques pour déterminer les responsabilités. Ce qui est aberrant, les leaders de la Mission onusienne exigent aux autorités centrafricaines d’entamer des dialogues avec les extrémistes qui ne cessent de torpiller le pays.

Or les groupes armés sont soumis au programme du DDRR tracé par les accords signés entre le gouvernement et les groupes armés. Le président de la République a plusieurs fois entamé des discutions avec les leaders des groupes rebelles au palais présidentiel. Mais force est de constater que ces multiples rencontres sont toujours mises à mal par ces hors-la-loi qui n’écoutent que le langage des armes pour asphyxier économiquement le pays.

La Minusca est présente dans différentes régions du pays et à différents niveaux soit disant de protéger les populations, notamment les victimes de violences récentes provoquées par des groupes armés. « La Minusca reste vigilante non seulement dans les zones touchées par ces exactions mais aussi dans d’autres parties du pays pour assurer la protection de la population civile et préserver l’intégrité du territoire. La Minusca, à travers la Force et la Police, est impliquée dans divers secteurs et à des degrés différents”, a affirmé le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. Interrogé sur la situation à Kouih et Bocaranga, le porte-parole a indiqué que la Force patrouille dans le village de Kouih et a pris des dispositions pour éviter des attaques contre Bocaranga. Selon les informations en notre possession, les hommes armés notamment les 3R et les anti-balaka continuent de circuler dans la localité sans être inquiétés.

Les groupes armés avec leurs accolytes perturbent la stabilité du pays en commettant des exactions inacceptables contre des civils au moment où le Chef de l’État mobilise les partenaires de la RCA en vue de la réunion de Bruxelles de novembre prochain. Ces hors-la-loi leurs protecteurs enemis de la paix en Centrafrique commencent à saboter les efforts conscentis par les autorités pour le relevement du pays.
 
MOTS CLES :  Centrafrique 

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